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 Saita nono hana yo ~ [Lavi :3]

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Annabelle Lestrade
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MessageSujet: Saita nono hana yo ~ [Lavi :3]   Mer 28 Mai 2014 - 18:46


Saita nono hana yo




Le bateau fendait les eaux claires de la baie de Johto. Les vagues s’écrasaient mollement sur la coque du ferry tandis qu’une brise parfumée d’iodée balayait quelques nuages cotonneux trainant çà et là dans l’azur. Le soleil brillait de mille feux, ses rayons tombaient sur les vastes étendues d’eau comme une pluie d’or et de lumière. Le cri des Goélises flottant dans les airs s’unifiait au roulis des vagues pour jouer une mélodie enchanteresse de l’océan qui battait au même rythme que mon cœur. De temps en temps, Elle s’emballait d’une fébrilité fiévreuse puis ralentissait d’une appréhension inconnue ; une anxiété qui grandissait à mesure que la terre se profilait au loin. Lentement, les contours d’Oliville se dessinaient à l’horizon. Debout sur la proue, Nagarythe dans les bras, j’observais le phare se détachait du paysage tel un immense gardien solitaire. Un étrange sentiment s’agitait en moi. J’avais l’impression de me trouver à l’aube de quelque chose que je ne saisissais pas bien encore. C’est comme lorsqu’on se trouve face à un tableau inachevé : on devine certaines choses à travers des dessins esquissées, mais une bonne partie de la toile reste dissimulée dans une abstraction totale de formes et de couleurs. Mon avenir proche se présentait ainsi. Je ne savais pas quoi penser de ce qui allait arriver et j’en étais même jusqu’à ignorer mes propres sentiments.

J’avais pris la décision de quitter Maïlys pour quelques jours - ou peut-être plus, qui sait ? Des évènements récents avaient marqué mon existence : il y avait deux ans de cela, Xerneas m’avait touché de grâce féérique en accordant une deuxième vie à Nagarythe, mon si cher et tendre Nagarythe. Ma reconnaissance pour ce dieu pokémon était telle que j’en avais presque oublié ce pourquoi j’avais quitté famille et amis. Il y avait à peine quelques semaines, j’avais bien failli mourir lors d’une altercation avec un Zodiac à l’Imaginarium. Cet épisode m’avait fait rouvrir les yeux sur certaines choses que j’avais laissées de côté : il était peut-être temps pour moi d’accomplir la toute première quête que j'avais envisagé. Qui sait ce qui pourrait encore m’arriver lors cette guerre contre l’organisation criminelle qui terrorisait l’île en croissant de lune ? Il fallait que je fasse ce que je devais faire tant que je le pouvais encore. Après, il serait trop tard.

Il était encore tôt lorsqu’on accostait enfin à Oliville. Pied à terre, je libérai Nagarythe de mon étreinte pour le laisser se dégourdir les pattes en le sommant de ne pas trop s’éloigner de moi. Je ne comptais pas entamer mes recherches avant le déjeuner, j’avais donc un peu de temps devant moi pour parvenir à Rosalia –et si je me fiais à la carte du Centre Pokémon, il s’agissait de la ville voisine- et visiter les lieux. J’avais grandi à Johto les trois premières années de ma vie, mais je n’avais gardé de cette période que des souvenirs flous et confus. A cet âge, on ne s’attarde pas vraiment devant la beauté des paysages et de l’architecture des monuments ; c’était donc une toute nouvelle découverte pour moi. On visita la ferme des Ecremeuh qui vendait du lait meumeuh bien frais, le meilleur qu’on eusse pu gouter jusqu’à présent, et on y resta pour déjeuner. Les propriétaires étaient des gens généreux et sympathiques comme tout qui dégageaient une aura pleine de convivialité. Les pokémons étaient heureux avec eux, c’était peut-être cela le secret de lait meumeuh.

On arriva à Rosalia en début d'après midi.


- Nous y voici Nagarythe, la ville de nos origines...

-HRP-:
 

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Dernière édition par Annabelle Lestrade le Dim 1 Juin 2014 - 12:43, édité 2 fois
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Lavi Ash
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MessageSujet: Re: Saita nono hana yo ~ [Lavi :3]   Jeu 29 Mai 2014 - 10:05


Il était temps, le moment de revenir au pays était enfin arrivé, non sans peser lourd dans le cœur du garçon. Il s’était promit de le faire et il avait jugé qu’il ne pouvait plus attendre, ou plutôt qu’il ne pouvait plus garder cela pour lui seul. Sa mère était en droit de savoir ce qu’il s’était passé il y a de cela plusieurs semaines. Mais Lavi avait peur de sa réaction, de comment elle le prendrait et de ce qu’elle penserait de lui juste après qu’il le lui ait dit. Il appréhendait ce moment avec une crainte extrême mais, après avoir battu le champion d’Esperantown, il avait senti la force pour traverser cette épreuve. Et puis son chemin était régit par son devoir, une obligation, une promesse qu’il avait faite à sa mère il y a presque deux ans de cela. Elle n’avait eu de ses nouvelles pas plus qu’elle n’en avait eu de son mari. Elle devait se faire un sang d’encre et Lavi, dans sa crainte de voir sa mère devenir folle de chagrin, espérait qu’en le renvoyant, lui, son fils, cela atténuerait la douleur.

Alors il avait embarqué en direction de Johto et Rosalia, la ville qui l’avait vu naître. La traversée avait tout de magnifique, ciel bleu azur, soleil radieux et alizé marin des plus agréables. Tout était magique. La jeune homme se souvenait de la fois où il avait fait le chemin en sens inverse, où il avait quitté sa région natale. Il était empli de convictions, sûr de pouvoir retrouver et secourir son père. Il s’était émerveillé pendant chaque instant de cette traversée en ferry, au même titre que Nearys ou bien Zuki. Cependant que restait-il de cela ? Rien, ou plutôt seulement de la tristesse et de la douleur. Il l’avait vu mourir devant ses yeux par la folie d’un homme qui avait justifié ses actes en prônant la trahison. Mais est-ce que Hayato avait vraiment trahit ce Zodiac lorsqu’il était enfermé dans leur taudis de base ? Le blond en doutait fort et trouvait ce prétexte plus que branlant. Et pourtant, son père les avait quittés, tous, à cause de ce commandant Scorpio.

De fait, de ce voyage sur les mers, Lavi ne retint pas grand-chose. Il se tint contre le garde-fou et ne bougea pas d’un pouce. Aucun de ses pokémons ne lui tint compagnie durant tous ce temps, à l’inverse d’il y a quelques mois. Il regardait les vagues sans les voir, sentait l’air iodé sans vraiment en mémoriser l’odeur. Il aurait pu rester là pendant des jours, des mois des années mais une vision lui fit lever la tête. Là, au loin, se distinguer dans cet océan de bleu une forme qu’il avait connu. Plus le bateau s’avançait, plus la chose grandissait et, à ses pieds, une ville entière apparaissait. Ils étaient arrivés, Oliville les attendait.

Il fallut encore quelques dizaines de minutes pour accoster au port et que les marins autorisent les passagers à débarquer. Le comportement de Lavi avait changé du tout au tout. La première des choses qu’il fit fut d’inspirer un maximum l’air de la ville mêlée à celui de la mer. Il était enfin arrivé à Johto et la maison n’était plus très loin. Il libéra alors ses pokémons ou plutôt ceux qui connaissaient ce lieu. Nearys, n’ayant pas changé d’un poil, Zuki et Lust devenus à présent bien plus grands et puissants. Tous regardèrent les alentours avec avidité, ils comprirent bientôt qu’ils étaient revenus à Johto, là où eux-aussi avaient vus le jour. Au nord s’étendait la route, longeant la ferme meumeuh, c’était dans les environs que le rosalien avait sauvé la gardevoir d’une volée de scorplanes alors qu’elle n’était qu’une tarsal timide.


* C’est ici que tu m’as sauvé, n’est-ce pas ? *

Le garçon acquiesça d’un signe de tête tout en étant ailleurs. Il aurait pu demander à la dame blanche de les transférer à Rosalia tout de suite pour qu’ils évitent de marcher et accessoirement, d’éviter de rencontrer des gosses ne voulant que des combats qu’ils perdraient d’avance – Lavi n’avait pas la tête à cela -. Mais Lust n’avait jamais vu la ville religieuse et ne pouvait donc pas les y téléporter. Ils devraient donc marcher. Ce qui, au final, n’était pas plus mal.

Après s’être acheté un sandwich dans une boulangerie du coin, le jeune dresseur laissa Oliville et son phare renommé derrière lui, marchant vers le nord et vers Rosalia. Il y serait bientôt et alors il serait confronté à ses craintes. Mais pour le moment il profitait du paysage qui, même s’il lui était familier, lui semblait tout nouveau. Il avait l’impression que ça faisait des lustres qu’il n’était plus revenu ici et en un sens, ce n’était pas très éloigné de la vérité. Ils furent accueillis par les cris enjoués des vaches roses lorsqu'ils passèrent juste devant elles. En entendant cela, Lavi ne put réprimer un sourire. Etait-ce pour cela que le lait de la ferme était si bon ? Parce que les vaches étaient heureuses, en tout cas, ce ne serait pas étonnant.

La troupe continua alors, ce dirigeant vers l'est à présent. Là, au loin, surplombant la cime des arbres, on pouvait voir le haut de la tour Carillon, ou du moins une partie car elle se perdait dans les nuages. Lavi s'avança d'un pas sûr vers cet édifice qui l'appelait. Il ne fit point attention aux pokémons sauvages qui rôdaient dans les herbes hautes ni même aux dresseurs de dix ans qui voulaient à coup sûr combattre. Il marcha droit, ne pensant qu'à ce qui allait se passer lorsqu'il serait entré en ville. Et bientôt ce fut fait. Et la première chose sur laquelle il posa les yeux fut les ruines de cette tour qui l'avait vu être seul, prostré pendant des heures et des heures. Les restes de la tour cendrée se dressaient là comme pour lui rappeler des événements qui lui aurait été plus facile d'enfouir au plus profond de lui-même. Cette vision aurait pu le décourager mais rien n'y fit et il avança dans cette ville qui lui était si chère.

L'heure fatidique approchait ...


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Annabelle Lestrade
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MessageSujet: Re: Saita nono hana yo ~ [Lavi :3]   Dim 1 Juin 2014 - 13:01


Rosalia était une ville traditionnelle empreinte d’une profonde sérénité religieuse. L’architecture de la cité se basait entièrement sur un style oriental  particulièrement raffiné, si bien que lors de nos premiers pas on eut l’impression de franchir les limites de l’espace et du temps pour arriver dans un autre âge, une autre époque. On admirait tout cela les yeux écarquillés, incapable de prononcer le moindre mot, la gorge serrée par un respect forcé. Même Nagarythe, qui d’ordinaire serait parti gambader allègrement devant moi, restait à mes côtés. On arriva au centre pokémon au bout d’une bonne demi-heure de marche. Je louai une chambre réservée aux dresseurs de passage – que j’avais l’habitude de squatter ces deux dernières années. La turne était individuelle. La pièce possédait un mobilier basique, sans être austère. Je m'assis sur le bord du lit. Si d’apparence je paraissais parfaitement tranquille, cela n’était pas vrai pour autant : mon cœur n’avait censé de tambouriner ma poitrine depuis notre arrivée.

J’étais inquiète, anxieuse, angoissée même. Toutes les questions qui hantaient mon passé revenaient  deux fois plus puissantes qu’avant. Je me situais au seuil d’une vérité que je recherchais depuis longtemps, et maintenant qu’il me suffisait de faire un pas, une minuscule foulée, les jambes qui m’avaient portée jusqu’ici tremblaient de tous leurs membres. C’était peine croyable. J’inspirai profondément mais les doutes m’assaillirent de nouveau. Est-ce que je m’apprêtais à faire était seulement juste ? Ma mère biologique m’avait abandonnée il y avait 17 ans ; par ce seul geste, elle avait accepté d’être dans l’ignorance totale de ce que j’allais advenir ; est-ce qu’il lui arrivait de penser à cette petite fille de trois ans qu’elle avait laissé partir ? Ou bien elle l’avait oubliée dès l’instant où sa frêle petite main avait lâché les siennes ? Est-ce qu’elle désirait faire ma rencontre ? J’étais un fantôme de son passé qu’elle voulait peut-être effacer de sa mémoire, pouvais-je simplement réapparaitre dans sa vie sans la blesser ? Et si mon apparition brisait sa famille ? Je n’étais plus si sûre de moi… L’idée de quitter la ville m’effleura plus d’une fois.

Je secouai la tête et m’éclaircis les idées en tapotant les joues. Allons ! ce n’était pas le moment de flancher : c’était normal d’hésiter avant le grand saut, et il valait mieux avoir des remords que des regrets. Je déballais mes affaires et sortis le kimono rouge qu’elle m’avait légué, ultime cadeau avec Nagarythe. Je l’avais gardé comme un trésor et ne le portais qu’à rares occasions. Aujourd’hui était un jour exceptionnel, il était vital de s’en vêtir : peut-être qu’en me promenant dans les rues, ma génitrice serait à même de le reconnaitre comme une lumière dans l’obscurité. Lentement, j’enfilais cette tenue traditionnelle en prenant les mille et une précautions nécessaires au kimono. J’apportai le dernier détail à ma tenue : une barrette ornée d’une fleur pourpre assortie à mon kimono, offerte par mes parents adoptifs. Le renard argenté me regardait d’un air appréciateur.


- Ca me va bien ? l’interrogeai-je en tournant sur moi-même.
- Evoooo ! piailla-t-il, la queue battante.
- Merci, fis-je en le prenant dans mes bras. Il ronronna presque aussitôt.

Le temps s’annonçait aussi beau que ce matin. Je flânais tranquillement, Nagarythe à mes côtés, lorsque l’on traversa un parc. Une petite fille passa avec sa mère, main dans la main. En nous apercevant, la fillette pointa le doigt dans notre direction et vint à notre rencontre. Elle était aussi ravissante qu’un cœur avec ses grands yeux mauves et ses cheveux blonds cendrés attachés en couette.

-Madame ! Madame ! Dansez s’il vous plait !
- Voyons ma chérie, répliqua sa mère, ça ne se fait pas. Excusez nous mademoiselle, ma fille est une grande admiratrice des danseuses kimonos.
- Oh, ce n’est rien, elle ne faisait rien de mal, rétorquai-je en souriant avant de demander d’un air dégagé : Des danseuses kimonos ?
- Mais oui ! Vous avez même un Evoli trop mignon ! s’exclama la petite fille en caressant joyeusement Nagarythe qui ne se fit pas prier. Oh s’il vous plait Madame ! Dansez pour moi !

Une danseuse Kimono ? Un Evoli ? Si on m’avait prise pour l’une d’entre elles, ce n’était pas le fruit du hasard : les présents que ma mère m’avait offerts devaient y être pour quelque chose. C’était un début de piste, il ne me restait qu’à la suivre. J’improvisai quelque pas pour remercier la fillette, j’ignorai si cela correspondait au style de ces fameuses danseuses kimonos mais elle sembla s’en satisfaire et applaudit même avec enthousiasme, des étoiles plein les yeux, lorsque j’achevai ma représentation. Sa mère me gratifia d’un sourire radieux et nous nous quittâmes sur des salutations chaleureuses. Sur ce, je m’élançai à la pêche aux informations.

Les danseuses kimonos étaient de véritables célébrités ; j’eus presque honte d’en n’avoir jamais parlé. Elles possédaient un établissement où elles se produisaient régulièrement ; il ne me fallut pas longtemps pour dénicher le bâtiment en question. Après avoir une grande inspiration, je franchissais le seuil de la bâtisse.



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Lavi Ash
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MessageSujet: Re: Saita nono hana yo ~ [Lavi :3]   Dim 1 Juin 2014 - 15:47

Les rues étaient calmes, du peu de gens qui se trouvaient dehors, encore moins faisaient du bruit. Ça et là, des enfants jouaient entre les maisons traditionnelles de la cité. Lavi n’en connaissait pas ou du moins, s’il en eut connu, ils avaient tellement grandis qu’il n’en reconnaissait aucun. Deux vieilles dames discutaient là-bas, l’une à l’intérieur de chez elle, accoudée à la fenêtre, l’autre dehors. Toutes deux étaient vêtues de kimonos aux couleurs flamboyantes. Lorsque le garçon et ses pokémons passèrent, elles les regardèrent comme s’il s’était agi d’étrangers qui osaient braver le calme, la sérénité et la spiritualité du lieu ou comme si, étrangers qu’ils auraient pu être, ils allaient changer cette ambiance comme suspendue dans le temps. Mais alors que le blond s’approchait d’elles, continuant sa route inexorablement et, en les voyant, les saluait, les deux bonnes femmes à la mode Rosalienne lui répondirent d’un signe de tête tout aussi enjoué. De plus, celle à la fenêtre, après un certain temps de réflexion, déclara de sa voix un peu éraillée par l’âge :

« Mais c’est le petit Ash. Que tu as grandis, dis donc. »

« Tu ressemble encore plus à ton père, les cheveux en plus. Haha ! »


Alors qu’au début, Lavi avait répondu par un sourire lorsqu’on lui parla de sa taille, la mention de son père le rendit plus sombre. Sans alors dire quoi que ce soit de plus, le blond passa son chemin, laissant les vieilles dames, pourtant bien intentionnées, par l’incompréhension totale de ses actions. Encore sous le choc de la réaction de ce garçon qui avait été si gentil et attentionné auparavant, les vieilles dames le virent s’éloigner et bifurquer au coin d’une maison à deux pas de là où elles se trouvaient.

Le dresseur marchait sans vraiment voir où il allait. Il était perdu dans ses pensées. Cette brusque réminiscence de son paternel le plongea au plus profond de lui-même. Il n’éprouvait pas de regrets à ce moment là, pas de peine ni même de déni. Hayato était mort, certes mais les souvenirs que son fils avait de lui n’étaient-ils pas tous ou presque joyeux. On disait que les êtres chers vivaient dans le cœur de leurs proches et en ce moment, Lavi se rappelait quelques bons moments passés avec son père. Il avait certes pensé à sa disparition mais sans le vouloir, son esprit avait vite changé de moment, un instant que la remarque de la dame devait forcément lui rappeler. Il devait avoir cinq ou six ans et son père était en train de méditer chez eux. Le fils s’avança alors jusqu’à se planter devant lui. Il lui plaqua alors la main contre son crâne chauve d’une manière un peu trop forte. Il avait alors ajouté alors que son père ouvrait les yeux, surprit par l’attaque surprise : ‘’Papa, ils sont où tes cheveux ?’’. Cette remarque acheva le père Ash qui éclata de rire au lieu de sermonner Lavi pour ce qu’il avait fait, leva un doigt vers la tête de son fils et déclara après s’être calmé : ‘’Ils sont là’’. Il désignait bien sûr sa tignasse blonde. Sa femme avait toujours dit qu’il avait commencé à perdre ses cheveux alors que ceux de leur fils poussaient.

Il arriva à une intersection où il s’arrêta un instant. S’il continuait tout droit, il arriverait à la salle de danse, en prenant à droite, il déboucherait juste devant chez lui. Il se demanda alors où avait-il le plus de chances de trouver sa mère. Au domicile des Ash, sûrement mais le peu de monde qui déambulait dans les rues indiquait qu’il se passait quelque chose en ville. Lavi réfléchit brièvement. Ce n’était pas un jour de célébration de Ho-oh ou quelque chose du genre, c’était donc que tous étaient rassemblés dans un des seuls lieux de la ville qui étaient mouvementés : la salle de danse. Et si spectacle il devait y avoir, Ayase Ash se devait d’y participer. Ainsi Lavi se remit en route vers la salle. Bien qu’il ait son kimono dans son sac, il n’allait pas le mettre. Il aurait dû faire un crochet par chez lui et il savait très bien à présent que sa mère ne s’y trouvait pas. Il y trouverait donc porte close.

Quelques minutes plus tard, il arriva devant la salle de danse et rappela ses pokémons. Il respira un grand coup et entra. Dedans, on aurait dit que tous les rosaliens s’étaient rassemblés. Plus une place sur les bancs et un chuchotement ambiant se faisait entendre. Lavi resta donc debout, observant la salle de fond en comble. L’estrade était pour le moment vide mais cela ne serait tardé. Pourtant les minutes passèrent et toujours rien. Que Diable se passait-il en coulisse ?


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MessageSujet: Re: Saita nono hana yo ~ [Lavi :3]   Lun 30 Juin 2014 - 23:33


La salle était bondée de monde. J’étais à peine entrée qu’une foule de spectateurs m’emporta dans l’enceinte du bâtiment. L’admiration que suscitaient les danseuses kimonos semblait être universelle. Toutes les générations, sans exception, étaient représentées : des jeunes enfants fébriles jusqu’aux grands-parents placides souriant d’indulgence à l’enthousiasme de leurs benjamins ; il me semblait que la barrière des âges était abolie de le temps de ce spectacle, et partout où mon regard se posait, le même ravissement se lisait sur tous les visages. La salle de spectacle était une vaste pièce aux parois de bois sombres et massifs semblable à ceux qui composaient Rosalia toute entière. Au fond se dressait une large estrade de couleur claire sur laquelle se reflétait les rayons du soleil ; sa simple présence illuminait les lieux. Les innombrables bancs installés devant le podium accueillaient déjà des nombreuses personnes et leurs discussions flottaient dans les airs dans une assourdissante cacophonie ambiante.

Avant même de m’en rendre compte je me retrouvais au premier rang, coincée à l’extrémité droite de la salle, juste en face des rideaux de velours rouges bordant la scène. Nagarythe se faufilait tant bien que mal à travers cet océan de jambes et de pieds qui lui barrait le passage. Heureusement que sa petite taille lui permettait de glisser dans les ouvertures les plus étroites ! Je suivais sa progression du regard, la mine soucieuse. C’est au bout de 5 bonnes minutes que l’on fut enfin réunis, et je le recueillis dans mes bras plus par réflexe que par nécessité. Puis... le savoir si près de moi me rassurer, surtout lorsqu’on se trouvait dans une foule aussi importante. Peu à peu, les voix s’adoucirent et devinrent des chuchotements impatients comme si les spectateurs pressentaient arriver le début de la représentation. Pourtant, de longues minutes défilèrent et l’estrade demeurait toujours vide. Les personnes qui m’entouraient se jeter des coups d’œil intrigués, s’interrogeant visiblement sur les raisons de ce contretemps inhabituel.

Sans doute parce que je me trouvais à une place privilégiée, je remarquais la tête d’une jeune femme dépasser des coulisses : elle parcourait la salle du regard, les sourcils froncés et les lèvres barrées d’une moue mécontente. Elle semblait très contrariée. Soudainement, ses yeux se braquèrent dans ma direction, elle ouvrit et ferma la bouche silencieusement d’un air profondément ahuri et disparut aussitôt dans les backgrounds de la scène. Je penchais la tête d’interrogation. Je m’apprêtai à questionner mon voisin lorsqu’une vieille femme sortie à grands pas des coulisses par une porte dissimulée à deux pas de ma place et vint à ma rencontre.


- On peut savoir ce que vous faites ici mademoiselle ? me demanda-t-elle sèchement. On vous attend depuis un moment derrière. Allons, ne restez pas planter là, ajouta-t-elle en me prenant par le bras et m’entraînant avec elle sans me laisser le temps de répliquer quoi que ce soit, nous sommes déjà très en retard sur le planning.

Je pénétrai dans les coulisses à sa suite bien malgré moi. Les derrières de la scène vibraient d’une effervescence presque palpable. Des personnes courraient dans tous les sens, réglant des détails de dernières minutes, ou encore révisaient leur chorégraphie dans un coin accompagnées de leurs pokémons ; des Evolitions, remarquai-je avant guigner Nagarythe. La dame me mena devant une coiffeuse, appela plusieurs assistantes et s’affaira à ma coiffure. Je déglutis discrètement. Comment devais-je leur annoncer que je n’étais pas celle qu’elles recherchaient ? Elles devaient bien se douter de quelque chose, non ? Après tout, elles ne m’avaient jamais aperçue dans le coin auparavant, alors comment pouvaient-elles me confondre avec l’une d’elles ? Certaines d’entre elles étrécirent les yeux de surprise en me voyant, mais ne protestèrent pas lorsque la doyenne leur ordonna de s’activer d’un geste impérieux du menton. Une autre assistante vint s’occuper de Nagarythe et récria une exclamation en découvrant la couleur singulière de son pelage.
- Tiens, fit-elle à mi-voix, je ne me rappelle pas d’avoir vu un pokémon chromatique dans notre école dernièrement.
- Euh… commençai-je craintivement, c’est parce qu’il y a une méprise, nous ne sommes pas…
- Aaaah, taisez-vous, coupa la dame de tout à l’heure d’un ton qui n’appelait aucune réplique, ou nous allons rater votre maquillage. Alors tenez-vous droite et ne parlez pas.
- Mais…
- J’ai dit : taisez-vous ! fulmina-t-elle d'une voix âpre, une dernière fois.

... effrayante cette grand-mère...

Nous fûmes « prêts » en deux temps trois mouvements. Mais… prêts pour quoi ? L’aïeule nous jaugea des pieds à la tête et approuva notre allure par un claquement satisfait de la langue. Elle me dévisagea un instant, et pinça des lèvres. Il lui semblait bien que quelque chose clocher mais elle n’arrivait pas à mettre le doigt dessus. Je profitai de cette accalmie pour relancer les pourparlers.

- En fait nous ne sommes pas des danseurs, nous…
- C’est bien ! Vous pouvez y aller maintenant.
- Nous… je, je vous demande pardon ?
demandai-je précipitamment.
- Allez-y ! C’est à vous de commencer d’introduire le spectacle, déclara-t-elle en me poussant sur la piste sans crier gare.

La salle était à présent plongée dans l’obscurité. Les projecteurs braquaient sur la scène une lumière blanche, intense et éblouissante. Je sautillai quelques pas pour ne pas perdre l’équilibre et me retrouvai au milieu de la scène sans savoir comment. Un silence respectueux s’installa aussitôt à mon entrée ; quelques exclamations enfantines retentirent à l’apparition de Nagarythe. Je déglutis. C’était un malentendu. Un ENORME malentendu. On ne m’avait même pas laissé le temps de m’expliquer dans les coulisses tout à l’heure. Je ne me sentais pas à l’aise... et la musique commençait à résonner. Je jetai un coup d’œil désespéré aux coulisses : plusieurs danseuses m’encourageaient par des gestes de la main et la vieille dame fronçait méchamment des sourcils… ce qui était assez inquiétant en fait. Mais je ne pouvais pas me permettre de gâcher d’avantage la représentation par mon opportunisme. Je regardai Nagarythe, et son adorable regard candide me redonna confiance. Je saluai le public à la rosalienne et regagnai le background à pas précipité.


- Je peux savoir ce que vous faites au juste ? feula la doyenne comme un Chacripan énervé. Vous êtes censée…
- J’essaie de vous l’expliquer depuis tout à l’heure madame, l’interrompis-je calmement mais fermement, il y a eu erreur sur la personne : je ne suis pas une danseuse, seulement une simple spectatrice.
- Mais vous…
- Excusez moi de mon retard !
s’exclama une jeune femme d’à peu près mon âge en arrivant, suivi de près par un Evoli.

Une dizaine de minutes de plus tard, le véritable spectacle débuta enfin. Je le suivis depuis les coulisses mais cela ne gâcha en rien la beauté de la représentation. Plus les danseuses se succédaient sur scène et plus je comprenais d’où provenait cette admiration générale pour ses femmes. Raffinement, grâce, élégance… elles incarnaient tout cela à travers leur art, et personne ne pouvait y rester insensible. Les yeux de Nagarythe étincelaient et si je ne l’avais pas gardé dans mes bras tout au long du spectacle, il serait sans aucun doute en train de batifoler parmi ses évolitions. Avec regret, la fin arriva – plus rapidement que je ne l’aurai imaginé. Je pensais pouvoir m’éclipser ni vu ni connu, mais une main ridée se posa lourdement sur mon épaule. Je soupirai discrètement et me retournai. On me fit patienter dans l’arrière scène en attendant de « s’occuper de mon cas. »

Les coulisses se vidaient petit à petit de sa population. On fourmillait encore ça et là en trimballant les derniers accessoires puis disparaissait au détour d’un couloir. Personne ne semblait prêter attention à moi. Au bout d’un long quart d’heure qui me semblait être une éternité, personne n’était venu me chercher. A croire que l’on m’avait déjà oublié. C’était bien ma veine ! Je n’allais rester ici à attendre toute la soirée tout de même ? J’entrepris donc de partir à leur recherche. Je parcourais les coulisses à pas mesuré, Nagarythe sur les talons. Je fis quelques détours et traversai les couloirs en long et en large… mais qui aurait-cru que le background d’une scène serait aussi tortueux ? Quelques longues minutes d’errance à travers ce dédalle débouchèrent finalement sur l’estrade.

Je m’avançais de quelques pas. La salle était de nouveau éclairée, illuminée par les nombreuses fenêtres qui perçaient les hauts murs de bois. Et étrangement… la vue des rayons tavelant les cloisons d’ivoire m’envahit d’un curieux sentiment de nostalgie. Ce tableau m’émouvait pour une raison que j’ignorais ; ma gorge se serrait et des larmes brouillaient ma vue. Je connaissais ce décor. Je le connaissais depuis toujours. Soudainement, ce fut comme si des rubans diaprés voltigeaient de part et d’autre de la pièce, que les rayons du soleil renvoyaient des lueurs multicolores. Puis, il eut une chanson, une douce mélodie. Je fredonnai.

-HRP-:
 

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MessageSujet: Re: Saita nono hana yo ~ [Lavi :3]   Mar 1 Juil 2014 - 13:39


Alors que la salle était si remplie que les allées latérales ne pouvaient plus accueillir de personne, beaucoup de monde semblait encore attendre au dehors et espérait avoir une place, place qui de toute façon ne leur serrait pas attribuer. Lavi, lui, avait réussit à se faufiler en longeant le mur pour se poster à coté des premiers bancs vers la droite. C’était une place intéressante car proche de l’estrade - Aussi de Mademoiselle Lestrade mais ça Lavi ne peut pas le savoir – et même si on souffrait de quelques désagréments lié à ce positionnement excentré, on pouvait savourer le spectacle pleinement. Mais celui-ci savait se faire attendre, plus que d’habitude en vérité et le bourdonnement des spectateurs se faisait de plus en plus audible et quelque peu oppressant. Alors le fin sourire qui ornait le visage du natif de Rosalia depuis qu’il était entré dans la salle commençait à le quitter.

Si les danseuses ne commençaient pas la représentation, c’est qu’elles avaient un quelconque problème, une difficulté qui les empêchait de faire leur apparition tant attendue. Ce pouvait être le retard d’une danseuse qui mettait tout la chorégraphie en péril ou alors une défaillance dans un costume aussi minime soit-elle. Lavi avait été élevé en voyant sa mère se préparer pour les représentations et régler au millimètre le moindre détail. Il savait donc combien c’était important pour elles. Si défaut il y avait, les touristes ne le verraient sûrement pas mais les personnes qui avaient été danseuses dans leur jeunesse le verraient à coup sûr. Les Kimonos avaient une réputation à tenir et cette prestance, cette grâce héritée de leurs ancêtres, qu’elles devaient honorer.

Alors que les minutes de retard ne cessaient de défiler, une danseuse sortit en trombe des coulisses et vint se poster devant la jeune femme qui se trouvait proche de Lavi. Cette dite jeune fille étaient vêtue du Kimono Rouge, le symbole des danseuses. Le blond n’y avait pas fait attention mais c’est vrai qu’il y avait des raisons de se poser des questions. Fuyuka, la doyenne des danseuses, celle qui était sortie, lui adressa la parole de cette façon si aimable dont Lavi se souvenait. Sans lui laisser le loisir de se lever ou même de lui adresser un mot, elle l’emmena dans les tréfonds des coulisses pour qu’elle se prépare. La jeune femme avait semblé bien surprise d’être happée si hardiment par Fuyuka et n’avait pas semblé comprendre ce qui lui arrivait. Etrange, vraiment.

Les minutes défilèrent encore jusqu’à ce que la jeune femme de tout à l’heure se présente sur l’estrade, accompagnée de son mignon petit évoli chromatique au sourire bien niais. Elle avait un regard bien vite, totalement désemparée par la situation. Etait-ce son premier spectacle ? Non, ça aurait été fort étonnant. Des filles plus jeunes qu’elle participaient déjà à la représentation. Alors que se passait-il ? Les gens n’eurent même pas le temps de se demander pourquoi elle ne débutait qu’elle les salua poliment et s’enfuit derrière le rideau. Lavi leva un sourcil d’étonnement. S’il n’était pas parti de Rosalia depuis si longtemps, il aurait pu dire si la jeune fille était d’ici ou non mais il n’en avait aucune idée et il était même en train de chercher une tête connue pour lui demander. Et il se rendit bien vite compte qu’il avait du mal à trouver quelqu’un dont il se souvenait et qui n’était pas trop loin de lui. Finalement, il trouva une petite vieille tout souriante à l’idée de voir ces jeunes filles danser et lui rappeler sa jeunesse.


« Madame Jikan ? … »

« Oh Lavi ! Comment vas-tu ? Le coupa-t-elle en chuchotant mais sans toutefois être capable de cacher sa joie. »

« Bien, je suis heureux de revoir enfin un spectacle comme celui-ci. Mais dites-moi, la jeune femme d’avant, vous la connaissez ? Enfin je veux dire, elle est de Rosalia ? »

« Hmmm … Non pas que je sache mais tu sais, il y a eu pas mal de nouveaux arrivants ces derniers temps. Peut-être qu’il s’agit d’une fille qui, parce qu’elle a un Kimono, se croit capable d’égaler nos petites danseuses. »

Ah le chauvinisme de Rosalia. Le dresseur se souvenait bien de Madame Jikan. Il ne l’avait toujours connue que vieille et ridée mais il devait avouer qu’elle dansait magnifiquement bien, même lors de sa dernière représentation. C’était une de ces femmes qui pouvaient être fières d’avoir été danseuse et qui pouvaient se targuer d’avoir des connaissances immenses sur cette discipline. Lavi n’eut pas le temps de répondre qu’enfin le spectacle commençait sans cette inconnue étrange.

Elles commencèrent par les plus jeunes et leurs évolis fringants puis vinrent les danseuses plus expérimentées accompagnées par leurs évolitions, noires, bleues ou rouge. C’était magnifique et Lavi ne put pas s’en émerveillé. Ça lui rappelait cette enfance si paisible qu’il avait menée. Il aurait tout donné pour pouvoir y assister et il ne pouvait que concéder que ça lui avait terriblement manqué durant tous ces mois où il était à Maïlys. Et cette musique si typique … Il en avait eu une réminiscence lorsqu’il avait diné avec Marie-Adélaïde à Port Lieucca mais ça n’avait rien de comparable à cette musique si, produite par des mains expertes.

Et la représentation toucha à sa fin. Comme d’habitude, Lavi trouva cela bien court même si en vérité celle-ci avait duré bien longtemps. Mais à s’extasier devant leurs prouesses, on aimerait que jamais le spectacle ne se finisse. Cependant, une note négative avait gâchée la partition : sa mère n’avait pas dansé pas plus que Seishin, sa mentali. Outre le fait de vouloir voir sa mère danser et lui rappeler son enfance, Lavi se faisait du souci. Pendant longtemps après la disparition de son mari, elle n’avait plus dansé. Pourtant elle s’y était remise depuis bientôt deux ans et elle semblait même y avoir reprit goût, ce goût qu’elle avait il y a longtemps faisant qu’elle ne pouvait pas ne pas assister à une représentation. Alors pourquoi n’était-elle pas là ?
Alors que déjà certains spectateurs s’en allaient, Lavi grimpa sur l’estrade et rentra en coulisses. Normalement il n’y avait pas le droit, spectateur qu’il était mais il connaissait pas mal de monde qui s’était produit et il avait envie de discuter avec elles, prendre de leurs nouvelles. Même si toutefois, ce n’était pas sa raison première. Il voulait savoir pourquoi sa mère n’avait pas dansé. Si elle avait fait une rechute de dépression, il s’en voudrait tellement. Si c’était le cas, ce ne pouvait être que de sa faute. Il l’avait lâchement laissé pensant qu’elle allait mieux. Et puis si elle faisait une dépression, ce n’était certainement pas le moment de lui annoncer la mort de son père.

Il fut alors accueillit par des regards méfiants de certaines des plus jeunes danseuses qui, apparemment, ne devait pas le connaître ou le reconnaître. D’autres, plus âgées, dirent un simple bonjour non sans être interloquées par sa présence. Il commença à se demander s’il avait bien fait d’être entré dans les coulisses. Il était le seul homme ici et toutes semblaient ne pas cautionner son apparition. Et alors, comme une délivrance, un certain son l’attira au dehors, l’obligea à traverser le rideau et à se retrouver sur l’estrade. Ce son, il le connaissait bien. C’était une berceuse, un air qu’il avait si souvent entendu. Sa mère lui chantait quand il était petit et bien que cela fasse des années qu’il ne l’avait plus entendu, il s’en souvenait parfaitement. Il revoyait sa mère la lui chanter de sa voix si claire.


Là, devant lui se tenait une jeune femme en Kimono Rouge, La jeune femme, celle de tout à l’heure. Elle regardait la salle qui était à présent vide. Lui ne la voyait que de dos mais il ne fallait pas voir ses lèvres pour savoir que c’était elle qui fredonnait cette mélodie si apaisante. Le blond se surprit à se demander qui la lui avait apprise. D’autres devaient la connaître mais ce n’était pas de ces musiques qu’on entendait fréquemment. L’inconnue semblait bien pensive, apparemment perdue dans les méandres de sa pensée. Qu’est-ce qui pouvait bien faire cela ? Sans vraiment s’en rendre compte, il commença à chantonner la partie qui était fredonnée par la femme.

« … yurushiau koto dekinai no deshou. »

Ça eut le mérite de faire réagir la jeune fille, la faisant se retourner pour qu’enfin Lavi puisse voir son visage. Elle était belle, indéniablement. Des yeux bleus magnifiques, d’une couleur sensiblement pareille à ceux du blond. Elle avait le visage fin entouré de cheveux qui semblaient de jade à la lumière mais noirs dans l’ombre. Voyant bien que s’il ne parlait pas très vite, la jeune fille allait le rembarrer, Lavi commença :

« Je peux vous demander où est-ce que vous avez apprit cet air ? »

~~~~~~

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Saita nono hana yo ~ [Lavi :3]
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