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 Des brioches à la cannelle ! [Terminé]

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Bahia
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MessageSujet: Des brioches à la cannelle ! [Terminé]   Dim 9 Mar 2014 - 14:15

-‘ Désolé Cogneur, il n’y a plus de place dans le sac. On a assez de bouffe comme ça. ‘

Air de chien battu de la part de son gros Blindépique. Bahia soupira et attrapa ce qu’il tenait, à savoir, des brioches à la cannelle enveloppées. Elle trouverait bien le moyen de les faire rentrer dans les sacs de provisions. En attendant, elle voulait juste sortir de l’épicerie, avant que son ami trouve autre chose à rajouter dans le panier. Heureusement qu’il était fort, jamais elle ne serait capable de transporter elle-même tout ça. Cogneur ne se donnait même pas la peine de les prendre, il les accrochait en bandoulières sur les deux énormes piques de sa carapace, les trainant sans problème dans la forêt. Bahia soupira. Megapagopolis était bien différent de la forêt dense. Seulement il lui fallait parfois sortir de là pour éviter de crever de faim. Elle mangeait souvent ce qu’elle trouvait en nature, mais ce n’était pas assez pour faire la semaine au complet. La botaniste venait donc de temps en temps dans cette petite épicerie à la lisière de la ville. La jeune femme avait été d’ailleurs désolée de voir que le coin semblait souffrir un peu de la présence de Zodiac ou de gangs de rues. C’était reculé comme endroit et les petites ruelles sombres étaient loin de ressembler aux grandes routes du centre-ville. Les gens un peu plus pauvres vivaient ici. Ceux-ci  évitaient visiblement de trop s’y promener même tôt le soir et elle avait vu des actes de vandalisme un peu partout. Elle était néanmoins contente de voir que l’épicerie allait bien quand même, elle savait que le propriétaire avait des Pokémon de hauts niveaux qui protégeaient le coin si des gangs se baladaient proche. Bahia ne se sentait pas menacée du tout, dans le jour il ne se passait rien et elle était accompagnée d’un Blindépique avec une gueule de boxeur. Il ne se gênerait pas de mettre quelques claques à ceux qui oseraient les déranger.

-‘ Bonjour… mademoiselle ? ‘

Bahia sortit subitement de ses pensées. Elle était devant la caisse et rêvassait, la caissière l’observant en attendant une réaction de sa part. La botaniste s’excusa plusieurs fois et se dépêcha de donner les articles et de les payer ensuite. Cogneur en profita pour remplir les sacs et les plaça dans son dos, comme d’habitude. Il avala une brioche et attendit que sa dresseuse replace correctement sa prothèse de métal avant de se mettre en route. Ils sortirent tout les deux de l’épicerie et marchèrent tranquillement le long de la rue, la jeune femme s’appuyant sur sa canne pour aller un peu plus vite. Elle gardait ses autres Pokémons dans leurs Pokéball, leur laissant la chance de se reposer un peu. Et il fallait avouer qu’elle n’avait pas envie de courir derrière Phloxe aujourd’hui, sachant qu’ils feraient probablement exprès pour se sauver et visiter la ville seuls. Bahia tira une feuille de sa poche, la dépliant d’une main pour voir ce qu’il y avait dessus. Elle avait sur celle-ci la liste de chose à faire. Tant qu’à être en ville, autant tout régler tout de suite. La bouffe, c’était fait. Faire le plein d’herbes séchées, fait aussi. Il restait à aller voir son appartement. Parce que oui, Bahia possédait un appartement à Megapagopolis. L’argent qu’elle avait amassé pendant des années lui permettait de louer celui-ci même si elle n’y allait presque jamais. C’était l’appartement qu’elle avait occupé pendant ces études et il était rempli de livres en tout genre. Elle le gardait par nostalgie, mais surtout parce que lorsqu’elle avait des conférences ou qu’elle avait envie d’un peu de confort, pas besoin d’une chambre en hôtel. Elle pouvait se le payer alors, pourquoi pas ? Elle n’y avait pas été depuis son accident. Bahia grimaça à l’idée de voir son appartement recouvert de poussière et plein de toile d’araignée. Avait-elle laissé des choses dans le frigo la dernière fois ? Elle espérait que non, sinon il y avait fort à parier que ça bougerait tout seul…

* Il est où ton appart ? *

-‘ Je dirais à 15-20 minutes d’ici. Je suis plus proche du centre-ville. ‘

Le Blindépique hocha la tête et, trouvant visiblement qu’elle ne marchait pas assez vite, l’agrippa sans lui demander son avis. Bahia grommela quelque chose alors que Cogneur se mettait à jogger, avec elle poser sur ses épaules. Elle aimait bien être trainée de temps en temps, mais elle détestait quand il courait comme ça. La demoiselle lui tapota sur l’épaule et il ralentit même s’il avait envie d’aller plus vite, comprenant que sa jambe lui faisait mal lorsqu’elle rebondissait sur lui. Bahia savait bien qu’il voulait finir les tâches et partir le plus vite possible ensuite. Pourtant d’habitude il aimait bien aller en ville… La demoiselle ne chercha pas à savoir pourquoi il était pressé, le laissant faire. De temps en temps elle lui donnait des explications, se rapprochant plus rapidement que prévu de son appartement. C’était bientôt l’heure du souper, mais ça ne dérangeait pas Bahia, ils étaient dans des quartiers bien plus fréquenter et c’était vendredi soir, il y avait pas mal de monde sur le trottoir. Le Blindépique faisait de son mieux pour ne pas accrocher personne, ce qui était plutôt compliqué vu sa taille et sa largeur. Il s’arrêta alors subitement, manquant de faire tomber sa dresseuse. Celle-ci tourna la tête et vit alors une boutique de CT. Le Blindépique l’attrapa de nouveau et la descendit au sol, faisant signe vers le magasin.

* On peut y aller deux minutes ? *

-‘ Tu as de l’argent, non ? Vas-y, je t’attends dehors. ‘

Cogneur ne semblait pas apprécier l’idée, mais Bahia avait envie de rester à l’extérieur. Connaissant son Pokémon, il allait faire un tour dans les CT combats et cela prendrait du temps avant qu’il ne se décide. Il faisait encore jour et il décida finalement de rentrer sans elle, en lui faisant néanmoins promettre de sortir Torche. Poussant un soupir, la demoiselle libéra le chien des enfers, qui grogna en voyant tous les gens qu’il y avait autour. La jeune femme lui caressa la tête et lui murmura de se calmer. Elle ne savait pas trop si c’était une bonne idée, mais au final il fallait bien qu’elle l’entraine un peu. Pour éviter un débordement, elle alla dans la ruelle à côté de la boutique, où il n’y avait personne. Le Démolosse derrière, Bahia s’appuya contre le mur et observa les environs, attendant patiemment que l’autre ait fini ces courses. Elle remarqua une plante qui poussait dans un petit carré de terre et s’en approcha, oubliant momentanément son ami. Elle grignotait une brioche tout en penchant la tête vers la plante, intriguée. Elle ne la connaissait pas celle-là…

-‘ Torche ? ‘

Son Démolosse grognait. La demoiselle tourna la tête, cherchant à voir ce qui dérangeait le Pokémon feu.


Dernière édition par Bahia le Dim 25 Mai 2014 - 22:34, édité 1 fois
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Berndt Joachim

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MessageSujet: Re: Des brioches à la cannelle ! [Terminé]   Dim 16 Mar 2014 - 19:56



Vendredi Soir. Probablement le meilleur moment de la semaine quand on était étudiant. Il marquait l'arrivée du béni week-end : les fameux jours de repos. Joachim ne dérogeait pas à cette règle. Chaque vendredi après midi, il comptait les heures et les minutes avant qu'il ne puisse quitter son bureau. M. Waugh était intransigeant sur les horaires de son doctorant : il devait partir à l'heure indiquée par le professeur et non avant. De quoi le frustrer s'il avait envie de profiter d'un bel après midi.

La n'était plus la question puisque l'heure fatidique était enfin arrivée. Laissant tout son travail sur son bureau, le jeun homme bondit de sa chaise pour se précipiter vers la porte. Les crayons de couleur tombèrent du bureau et roulèrent sur le sol de la pièce tandis que l'ordinateur fut éteint sans aucune sauvegarde de faite. Les livres de la bibliothèque étaient encore parsemés de feuilles de notes et ne reverraient sans doute pas leur maison avant lundi. Saisissant sa veste et l'enfilant en toute hâte, le barbu attrapa la poignée de porte... qui fut ouverte par M. Waugh qui vit le désordre régnant dans le bureau de son doctorant. Ses yeux trahirent rapidement son énervement soudain. Ceux de Joachim, au contraire, se baissèrent et se désolèrent.

"Qu'est ce que c'est encore que ce bazar ? Des crayons plein le sol, des livres dans tous les sens... Tu aurais au moins pu faire l'effort de ranger !" vociféra le chercheur, exaspéré.

"Je suis désolé... Je... J'avais envie de rentrer plus vite pour me reposer." répondit l'étudiant sur un air hésitant.
Il avait accumulé de nombreuses bourdes récemment. La plus grosse étant l'incident Lina et les proportions qu'elle avait prise sur les réseaux sociaux. Le professeur avait du user de son autorité pour rétablir la vérité et éviter que la spéculation n'entoure le rôle de son doctorant dans le malaise de la demoiselle. Mais cette fois ci, la bienveillance... ou la pitié désespérée entourait le chercheur qui relâcha Joachim sur le champ. Ce dernier remercia son tuteur et s'en alla aussitôt, accélérant le pas plus il s'éloignait de son bureau.

Le chemin qui séparait l'université de son appartement fut en majeure partie effectué en tramway. Il habitait plutôt loin du campus afin de profiter de logements plus spacieux et moins chers. Le seul contrecoup était la distance à effectuer quotidiennement pour se rendre à la faculté d'histoire. Bien heureusement, le trajet était sympathique : la rame passait notamment à côté de la Roseraie dont la beauté des fleurs redonnait le sourire à l'étudiant après une dure journée.

Une fois qu'il descendit du tram à la station la plus proche de chez lui, il décida de sortir Berend, son Teddiursa, de sa Copain Ball. L'ourson apparut à côté de son maître en baillant. La marque de fatigue se propagea jusqu'à la bouche de ce dernier qui bailla aussi. Tel maitre tel Pokemon.

"Allez, il ne nous reste plus trop loin avant d'être rentrés. Ca nous fera marcher un peu. Passer la journée dans une ball doit être aussi palpitant que la passer dans un bureau..." ironisa l'humain.
Son ourson ricana d'un son rauque lui aussi. Les Pokemons n'étaient pas autorisés hors de leurs orbes de capture au sein de la faculté d'histoire. Seul l'extérieur pouvait accueillir les meilleurs amis de l'Homme. Au vu de la fréquentation abyssale du parvis de la faculté par Joachim, autant dire que son Teddiursa avait le temps de s'ennuyer toute une journée au sein de son noigrume vert habilité à la capture.

Les deux compères avancèrent tranquillement dans les rues de ce quartier plus populaire de Megapagopolis. Il regorgeait d'étudiants en quête de prix bas ou de familles modestes, notamment monoparentales, qui peinaient à nourrir leurs enfants la dernière semaine du mois. Quelques restaurants et épiceries bon marché jonchaient les HLM espacés par des petits espaces verts dont les arbres avaient tous été gravés par des "J+J = Miaouss" ou autres bêtises. Il y avait néanmoins quelques petites ruelles passant entre deux immeubles à emprunter si l'homme voulait gagner du temps. Comme aujourd'hui. L'appel de son canapé était plus fort que les 2 minutes supplémentaires à marcher. D'habitude, tout se passait bien, il n'y avait aucune raison que cela soit différent aujourd'hui. C'est confiant qu'il pénétra la première ruelle sombre qui le séparait de son appartement.

Malheureusement pour lui, il y eut un contre temps. Un Démolosse, visiblement fâché, se tenait en plein milieu de l'espace. Ses grognements dissuadaient le barbu de s'avancer plus. Il commençait à trembloter et son Pokemon en faisait de même. Joachim avait peur de ces chiens infernaux. Il n'avait que trop souvent lu des histoires sur leur morsure indélébile pour la chair humaine. Le passage des crocs d'un Démolosse était marqué à vie sur la peau et les nerfs qui diffusaient de la douleur des mois après la morsure. De quoi faire reculer d'un pas ce peureux de thésard.

"Be...Berend ! Je k-crois k-qu'on va f-faire dedemi tour !" dit-il toujours en reculant doucement de peur d'énerver le chien.
Il n'y avait plus qu'à espérer qu'il n'ait pas le Pokérus et ne contamine Berend si jamais il chargeait. Ou que son propriétaire soit non loin et le range vite dans sa Pokeball. Promener son chien pour qu'il fasses ses besoins était noble, le lâcher ainsi dans la rue l'était moins.
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Bahia
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MessageSujet: Re: Des brioches à la cannelle ! [Terminé]   Mar 18 Mar 2014 - 0:11


-‘ Ce n’est pas la peine. ‘

La voix douce et rassurante de Bahia retentit derrière le Démolosse. Celle-ci se leva et s’étira la jambe un peu, sa prothèse de métal couinant en même temps. L’handicapée s’approcha doucement de Torche et lui tapota gentiment sur le dos. Le chien des enfers arrêta immédiatement de grogner, ne lâchant toutefois pas des yeux le jeune homme. Bahia soupira et lui fit signe de se tasser pour laisser passer le monsieur. C’était un peu lassant cette manie de croire que tout le monde voulait l’attaquer… ils étaient au milieu de Megapagopolis avec des milliers d’autres personnes, ils n’étaient clairement pas tous agressifs. Le Démolosse resta encore quelques secondes sur ses gardes avant de finalement se décaler légèrement, de quoi laisser amplement la place à Joachim et son ami. Il alla s’asseoir et ne bougea plus, observant la rue. Il avait reniflé un peu l’homme au passage, cherchant à voir s’il cachait quelque chose. Mais au final, il semblait bien normal. Peureux avec un air un peu idiot, mais ça, c’était l’avis de Torche. Bahia s’inclina simplement vers le jeune homme d’un air désolé, le toisant de ses yeux vairons.

-‘ Pardonnez-moi, il a tendance à exagérer. ‘

Le Démolosse grogna pour toute réponse, boudant la demoiselle. Sauf qu’elle avait raison, Torche réagissait souvent trop rapidement sans se poser des questions. La botaniste espérait que le jeune homme ne lui en voulait pas trop. Il semblait vraiment avoir eu peur… elle se gratta la tête d’un air gênée, ne sachant que trop rajouter. Elle s’était excusée de la conduite de son Pokémon et il avait libéré le passage. Joachim avait donc tout le loisir de continuer sa route sans encombre. Enfin, en théorie. Il fut vite surplombé par une ombre plus imposante que la sienne, quelqu’un se tenant à présent derrière lui. Un grognement plus sourd retentit et si le jeune homme se retournait, il se retrouverait face à face avec un Cogneur ayant fini ses courses. L’énorme Blindépique shiny avait toujours ses sacs dans le dos. Il avait une CT dans une main et une brioche de l’autre. Sans un mot il prit une bouchée de sa friandise et tourna la tête vers sa dresseuse, qui se massait les tempes. C’était fini, ses Pokémons allaient traumatiser l’homme et son ami l’ourson. La voix de son protecteur retentit au fond de son crâne.

* C’est qui lui ? *

* Juste un mec qui veut passer dans la ruelle… en paix. *

Elle appuya bien sur les mots ‘ en paix ‘. Le Blindépique haussa les épaules et recula tout simplement, Torche se plaçant à côté de lui. Ils semblaient être prêts à repartir. La demoiselle soupira à nouveau et s’approcha de Joachim en clopinant avec sa canne, manquant de se prendre le pied sur une brique qui trainait près du mur. Toujours d’une voix douce et faible, elle s’adressa à nouveau au jeune homme.

-‘ Je suis vraiment désolée. Enfin… passer une bonne soirée

Elle lui sourit en espérant qu’il ne lui en veut pas et passa à côté de lui, s’approchant de ses Pokémons. Le Blindépique avala sa brioche au complet et se pencha vers l’avant, observant Joachim. Il demanda à Phloxe qui était toujours dans sa Ball de faire la liaison téléphatique entre lui et le thésard, juste pour lui envoyer une pensée rapidement.

* J’suis désolé aussi. Une brioche ? *
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Berndt Joachim

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MessageSujet: Re: Des brioches à la cannelle ! [Terminé]   Mar 18 Mar 2014 - 21:46



A peine le premier pas en arrière fut fait qu'une douce voix féminine s'éleva pour calmer la peur de l'étudiant. Ce dernier était trop paniqué pour remarquer les bruits métalliques émis par les prothèses de la demoiselle. Elle s'approcha lentement du Démolosse avant de le caresser, arrêtant au passage les bruits menaçants du chien. Joachim en déduit qu'elle devait être la propriétaire de ce Pokemon. Pokemon qui d'ailleurs en profita pour le renifler. L'homme eut des sueurs froides. Il fut soudainement atteint de tétanie, de peur que tout mouvement brusque ne pousse le chien infernal à croquer sa main. Mais il n'en fut rien, ce dernier se posa dans un coin et ne manifesta plus aucun signe d'agressivité.

La pression retomba pour le doctorant. Il regarda alors Berend qui s'était caché derrière ses jambes. Lui aussi semblait plus qu'apeuré et pleurnichait presque ses Croco Larmes. Les deux avaient eu leur dose de frayeur pour la soirée. Ils n'étaient pas parmi les personnes les plus courageuses de la ville. La propriétaire du chien s'excusa alors auprès de l'étudiant.

"Heureusement qu'il vous obéit... Avec tout ce qu'on entend sur cette espèce de Pokemon... Je dois avouer avoir été pris de panique."
Aussitôt, le chien grogna à nouveau, provoquant un sursautement du doctorant. A en juger sa gestuelle, son interlocutrice semblait gênée que son Pokemon inspire autant d'effroi à l'homme. Et cela ne faisait que commencer. Sans un bruit, une ombre assez grande pour recouvrir le barbu se profila derrière lui. D'un coup, il remarqua sa peau prendre une teinte plus sombre à cause de la silhouette immense bloquant le soleil.

Il se retourna alors.
Il reconnaissait cette silhouette.
Il la reconnaitrait entre mille. C'était la même que celle qui l'avait tabassé dans la forêt.

"Bruno ?!" s'exclama-t-il, pensant que son propre Blindépique avait réussi à quitter sa ball en toute discrétion.
"Mais..."
Il cherchait tant bien que mal à comprendre ce qui avait bien pu se passer pour que son Pokemon ne sorte de son orbe de capture. Il fixa alors l'Egide des Forêts, tentant de la dévisager.
"Mais... Ce n'est pas toi..." termina-t-il sur un ton bien plus calme.
Non. Ce n'était pas Bruno. Ce Blindépique n'était pas de la même couleur que le sien. Il était étrange, bien plus foncé. Contrairement au brun écru de Bruno, celui-ci arborait un superbe marron. Peut être était-ce un de ces fameux Pokemon chromatiques ? Comme le mythique Léviator Rouge qui avait surplombé le Lac Colère pendant presque un mois, déchainant les pluies pour toute cette durée... Mais l'élément qui trahissait le plus l'identité du protecteur sylvain était sa bonhommie. Celui de Joachim l'aurait boudé ou frappé depuis longtemps.

Peu de temps après, le Blindépique s'écarta lui aussi du chemin de Joachim. A croire que la rousse avait bien éduqué ses Pokemons et qu'ils obéissaient d'un simple signe de l'oeil, ou de leur propre chef. En parlant de la rousse (que le thésard ne remarqua à nouveau pas à cause de sa peur), la voici qui s'approchait à nouveau du barbu pour lui présenter une nouvelle fois ses excuses tout en lui souhaitant une bonne soirée. Il était certain qu'une fois dans son canapé, l'homme ne s'en porterait que mieux. Il n'eut même pas le temps de répondre qu'une voix retentit dans sa tête.

"Qui... Qui est la !?" s'exclama-t-il à nouveau.
A tous les coups cette rousse était une mystique maniaque qui cherchait à tester ses techniques pour faire peur aux gens. Et il était son cobaye. Néanmoins, il tenta de résister à sa pulsion colérique inhibée par la peur.

"Est ce vous ? Où est votre Pokemon Psy ? S'il vous plait, arrêtez ça... J'en peux plus... D'abord le chien, puis Bruno, puis ça..." se plaignait-il.
C'étaient trop de chocs successifs pour la santé intérieure du doctorant qui était habitué à son petit monde sans peurs dessiné aux crayons de couleurs dans son esprit. Malgré son âge plutôt avancé, il n'avait toujours pas appris à être courageux.

Berend, quant à lui, tenta de régler le souci. Il pouvait communiquer aisément avec ses semblables. Non pas qu'il ait envie de sympathiser avec le Démolosse... Mais le Blindépique semblait être plus apte à socialiser. L'ourson attrapa alors la jambe du colosse de la rousse et la secoua un peu.

"Excuse moi grand monsieur ! Ca serait gentil de votre part si vous pouviez être moins "entreprenants" avec mon frère. Il a récemment été tabassé par un Blindépique... qu'il a capturé. Comme je le connais, il doit encore être sous le choc. Excusez le."
Il n'y avait plus qu'à espérer que le Blindépique chromatique transfère l'information à sa propriétaire qui devait prendre le barbu pour un malade mental. Voila qu'il gâchait stupidement une occasion de converser avec une autre dresseuse de ces Pokemons. Et Arceus savait à quel point il en avait besoin.
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Bahia
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MessageSujet: Re: Des brioches à la cannelle ! [Terminé]   Mer 19 Mar 2014 - 17:59


-‘ Arrête de rire. ‘

Mais le ton de la demoiselle ne semblait pas perturber du tout son ami le Démolosse. Le chien des enfers n’en revenait tout simplement pas. Il n’avait jamais vu quelqu’un d’aussi peureux. Le Pokémon feu était couché à côté de sa dresseuse, qui attendait que son Blindépique bouge. Mais à présent elle était surtout concentrée sur lui, le dévisageant alors qu’il ricanait comme une hyène. Bahia lui demanda une deuxième fois de se taire, mais Torche était trop amusé par le spectacle qu’il avait devant lui. Il se demanda même s’il pouvait lui faire faire une crise cardiaque en lui sautant dessus, là, maintenant. Heureusement pour Joachim la botaniste n’appréciait pas vraiment l’étrange sens de l’humour de son Pokémon et sortit sa Pokéball sans un mot. Le Démolosse s’arrêta, mais n’eut pas le temps de se justifier. Hop, de retour dans la ball. Elle l’entendait grommeler au fond de son crâne, mais bien vite celui-ci alla bouder, libérant l’esprit de la demoiselle. Bahia soupira. Elle détestait agir comme ça avec lui, mais c’était le seul moyen pour qu’il écoute. Remettant la ball à sa ceinture, l’handicapée s’appuya sur sa canne et observait les gens passer dans la grosse rue d’a côté. Elle attendait toujours que Cogneur se décide à partir, se demandant ce que le Blindépique pouvait bien dire au jeune homme. Celui-ci s’était d’ailleurs penché en sentant quelque chose s’agripper à sa jambe. Il recula un peu celle-ci, appuyant son genou sur le sol. Il était trop gros pour se mettre à la hauteur du petit Pokémon, mais c’était mieux que rien. Le colosse paraissait moins imposant de cette manière, ce qui aiderait peut-être l’humain à se remettre de ses émotions. Bahia s’était retourné et haussa les sourcils en voyant son ami à genoux. Qu’est-ce qu’il fichait ? C’était pourtant lui qui voulait se dépêcher et finir les courses. La botaniste demanda à son Pokémon ce qui se passait, mais il fit un léger signe de la main, visiblement absorbé par quelque chose.

* Ça va Cogneur ? *

* Ouais, deux secondes. *

La demoiselle soupira de nouveau et s’appuya dos au mur, jetant parfois un coup d’œil ou deux au jeune homme. Elle n’osait pas le déranger et laissait son Blindépique régler ce qui se passait avec l’ourson, qui semblait lui parler. Bahia aurait pu comprendre ce qu’il disait si son ami lui traduisait, mais pour l’instant il semblait concentrer sur le sujet et oubliait un peu sa dresseuse derrière. Cogneur hocha doucement la tête et se releva lorsque le petit Pokémon eu fini de parler. Cette histoire expliquait bien le comportement du jeune homme envers lui. Mais il fallait avouer que le Blindépique était surpris qu’un autre de son espèce ait tabassé comme ça un humain qui ne semblait pourtant pas dangereux. Pas que son espèce soit la plus paisible, mais leur force les rendait plus confiant et donc moins agressifs… enfin, en règle général. Cogneur se gratta la tête.

* Il dit que son dresseur s’est fait péter la gueule par un autre comme moi. Et il l’a… capturé. *

-‘… Oh. ‘

Bahia ne cacha pas son malaise. Elle trouvait aussi étonnant de savoir qu’un Blindépique puisse se fâcher à ce point-là. Mais au final, Cogneur était le seul qu’elle connaissait de son espèce. Il se battait, c’est vrai, mais pas contre des gens qu’il considérait comme non dangereux. Ceux-ci devaient réellement montrer qu’ils en voulaient à sa vie. La demoiselle décida d’attendre encore un peu, laissant le temps à son ami de répondre à l’ourson.

-‘ Y a pas à s’excuser. Mais dit moi petit, ton dresseur là, il n’a pas un peu de problèmes avec ? Je veux dire, c’est pas un peu tendu comme relation vu ce qui s’est passé… ? ‘
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Berndt Joachim

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MessageSujet: Re: Des brioches à la cannelle ! [Terminé]   Sam 22 Mar 2014 - 9:45



Le Démolosse semblait apprécier le spectacle pathétique que lui fournissait Joachim. Probablement son type ténèbres lui donnait plus d'affinités pour se moquer de sa faiblesse d'esprit. Néanmoins, le doctorant n'y prêta pas trop attention, même si le bruit de fond le blessait encore un peu dans son ego. Par ailleurs, les ricanements ne durèrent guère longtemps et pour cause son rappel dans l'orbe de capture que tenait la rousse.

L'attention du doctorant était plutôt focalisée sur son ourson. Il le voyait et l'entendait converser avec le Blindépique. Il n'était pas rare de voir Berend communiquer avec les siens. Il était en général le pont entre l'équipe de Joachim et les personnes qu'il rencontrait. L'étudiant tentait de comprendre ce qu'il pouvait bien dire à l'Egide des Forêts chromatique. Ce dernier s'était d'ailleurs baissé et mis sur les genoux pour écouter le discours du Pokemon au front décoré par la Lune. Il était relativement difficile pour les Blindépique de beaucoup se baisser à cause de la carapace rigide qu'ils portaient sur le dos. Ainsi, malgré l'effort de l'Epinarmure, l'ourson devait toujours se tordre le cou pour le regarder dans les yeux.

Et pendant ce même laps de temps, le silence gêné entre les deux humains s'installait. Comme si aucun des deux n'osait intervenir ou commenter la situation. Des petits regards s'échangeaient tout au plus. Et cette situation dura jusqu'à ce que le Blindépique ne se relève. La demoiselle lâcha un petit "Oh". A croire qu'elle conversait par télépathie avec son Pokemon... Sans qu'un psy ne soit dans les parages. C'était vraiment bizarre aux yeux de Joachim. Il regardait la rousse avec interrogation, tentant de comprendre. Tandis que l'Epinarmure se retournait avec le Teddiursa, l'homme interrogea tout bas l'autre humaine.

"Une idée de ce qu'ils se disent ? Si j'ai entendu des voix dans ma tête avant, peut être que vous aussi..."
La question latente de la localisation du Pokemon Psy était lancée. Peut être obtiendrait-il son explication. Dans la tête de l'étudiant, il était impossible de communiquer à travers les orbes de capture. Il supposait donc la présence proche d'un Xatu. C'était la seule possibilité qu'il voyait.

De son côté, Berend écoutait la réponse du protecteur sylvestre. Il pointait du doigt l'essence même du problème. La relation entre Bruno et Joachim était loin d'être au beau fixe. Bruno en voulait à l'homme de lui avoir volé sa liberté et exprimait dès que possible son désaccord par les seuls mots que son dresseur comprenait : ceux des gestes et des cris. De son côté, Joachim était trop effrayé par le Blindépique pour le faire sortir de sa Level Ball et l'y laissait la plupart du temps : accentuant encore plus la sensation de prison pour le Pokemon. Et le cercle vicieux s'en suivait.

"Si... Un peu. Beaucoup même. Ils ne se parlent presque pas. Joachim a trop peur de lui pour le laisser sortir. Et Bruno ne semble pas content du tout de le voir une fois libéré. Et puis il n'a pas envie de me parler. Il s'isole..."
Le Teddiursa commença par exposer la situation actuelle à son interlocuteur, espérant que celui ci comprenne. Contrairement au Blindépique de Joachim, celui de la rousse semblait bien plus calme et posé, prêt à écouter les gens. L'humain regardait d'ailleurs l'Epinarmure chromatique avec jalousie. Il aimerait tellement que Bruno se comporte ainsi avec lui. Mais il ne pouvait rien y faire. C'était la Guerre Froide.

"Je pense qu'il en veut à mon frère car il l'a capturé... Est ce que votre espèce tient particulièrement à la forêt ?" termina Berend.
La raison avait été invoquée. Et la tentative de compréhension aussi. Peut être était-ce dans la nature de ces marrons géants de ne pas apprécier d'être déracinés de leur maison. Le Teddiursa cherchait à comprendre. Lui avait été émerveillé quand il avait fait la découverte de son dresseur. Il était enfin sorti de l'Antre Noir et avait pris son courage à demain pour observer la lumière. Auparavant, ses parents le nourrissaient et le gardaient dans la grotte, prétextant que le monde extérieur était trop dangereux pour un jeune ourson. Ce n'est qu'après avoir pénétré la Copain Ball du barbu qu'il avait pu constater la réalité de ses propres yeux. Il en était reconnaissant envers l'homme qu'il considérait comme son frère et ne pouvait pas comprendre la réaction de Bruno.
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Bahia
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MessageSujet: Re: Des brioches à la cannelle ! [Terminé]   Sam 22 Mar 2014 - 21:24

Bahia ne put s’empêcher de rire. Cet homme était assez étrange, mais pas dans le mauvais sens du terme. Il paraissait tellement gêné que cela semblait aider la jeune femme à ne pas l’être elle-même. Doucement elle s’approcha un peu de son Pokémon et donc de lui, pour écouter le reste de sa phrase. L’handicapée lui sourit et attrapa une deuxième Pokéball dans sa main. D’un geste mou de la main, elle libéra son ami Phloxe. Les Noeunoeuf se mirent immédiatement à sautiller devant elle, visiblement contents de se dégourdir les pattes… euh non… Enfin, ce dégourdir tout court. Bahia se pencha autant que ce que sa jambe lui permettait et caressa un à un les têtes rondes de ses petits œufs. La demoiselle les avait sortis simplement pour les montrer à Joachim, pour lui expliquer un peu pourquoi elle semblait dotée de la capacité à parler avec son Blindépique sans ouvrir a bouche. Elle ne les laisserait pas sortis très longtemps, elle savait pertinemment que dans moins de deux minutes ils allaient essayer de s’enfuir et visiter le reste de la ville tout seuls. D’ailleurs certains d’entre eux passaient déjà entre ses jambes, sautillant vers le trottoir. Bahia soupira et les ramena immédiatement, de peur de les perdre pour de bon. Remettant la Pokéball à sa ceinture, elle répondit à Joachim avec un ton enjoué.

-‘ Phloxe nous relie tous ensemble, 24h sur 24. Cogneur et moi on parle toujours comme ça. Je m’appelle Bahia. Et vous ? ‘

Tant qu’à être là, autant se présenter et engager un peu la conversation. Elle trouvait dommage que le jeune homme n’ait pas une belle relation avec son Blindépique, ça devait être compliqué un peu. Bahia et Cogneur était dur à battre là-dessus, le Pokémon plante avait pris soin d’elle toute sa vie, c’était presque un autre père pour elle. C’était aussi son meilleur ami. L’handicapée ne se voyait pas sans lui. D’ailleurs le Blindépique était toujours concentré sur l’ourson, prenant maintenant soin de traduire la conversation à son amie en même temps. Ça lui faisait de la peine aussi qu’un de ses compères ne s’en sorte pas très bien. Certains Pokémons avaient du mal à vivre ainsi, c’était comme ça. Parfois les dresseurs les arrachaient à leurs vies d’avant et ça ne plaisait pas à tout le monde. Et ça devait être le cas du dit Bruno. Cogneur se gratta le menton, l’air pensif. La forêt ? Il aimait bien être en nature, mais la ville ne lui dérangeait pas non plus. Il avait passé une partie de sa vie à se balader un peu partout, suivant Edward dans sa quête de badges. Il ne fallait pas oublier qu’il n’était pas né dans les bois, son ancien dresseur l’avait récupéré sous forme d’œuf et il avait toujours vécu ainsi. Il tourna la tête vers Bahia, comme pour lui demander son avis. Celle-ci haussa les épaules. Sur ce coup-là, elle le laissait prendre les décisions. Cogneur hocha la tête et se pencha de nouveau vers l’ourson.

-‘ J’ai toujours vécu avec des humains, mais j’imagine que les autres tiennent à la forêt, oui. À la liberté aussi. ‘

Cogneur se releva et recula un peu. Bahia venait de lui dire que ça ne lui dérangeait pas de rester ici un peu plus longtemps. Ce n’était pas comme si ils étaient réellement pressés. Le Blindépique reprit la parole, faisant signe à Joachim.

-‘ Si tu veux, je peux lui parler. ‘

Bahia le regarda d’un drôle d’air. Elle pensait qu’il allait lui donner des conseils ou parler du comportement de son espèce, mais il avait décidé d’y aller de la manière forte. La jeune femme posa son regard sur Joachim, ne sachant pas trop comment il réagirait face à la demande de son ami. Le prendrait-il comme une chance de mieux comprendre Bruno ? Peut-être. Et puis, il n’était pas obligé de le montrer.

-‘ Cogneur aimerait parler… avec Bruno. Si ça ne vous dérange pas, évidemment. ‘
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Berndt Joachim

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MessageSujet: Re: Des brioches à la cannelle ! [Terminé]   Mer 26 Mar 2014 - 20:19



La demoiselle révéla le secret de ses pouvoirs télépathiques. Ou plutôt les secrets. Un petit groupe d'oeufs roses et légèrement craquelés sortirent de l'orbe de capture. Joachim connaissait ces Pokemon. C'étaient des Noeunoeuf : une espèce de type plante dont chacun des oeufs entretenait une relation symbiotique avec les autres. Néanmoins, l'étudiant resta surpris de l'explication fournie par la rousse qui, en même temps qu'elle discourait, rappelait ses Pokemons qui tentaient d'explorer le coin.

"J'ignorais que les Noeunoeuf étaient dotés de pouvoirs psychiques... Bon. Je dois avouer ne pas y connaitre grand chose en Pokemons !"
La demoiselle s'était au passage présentée : elle s'appelait Bahia. Un nom pas commun. C'était même la première fois que l'homme l'entendait. Ce n'était pas un nom facile à porter, étant facilement sujet aux calembours en tout genre. Sa scolarité n'avait pas du être facile.

"Moi c'est Joachim. Je suppose que Cogneur c'est votre Blindépique ? Il a une couleur étrange... C'est un de ces fameux chromatiques ? Ca me rappelle le Léviator Rouge que j'avais vu à Acajou."
Le barbu était encore surpris de constater la couleur inhabituelle du colosse sylvestre de son interlocutrice. Il avait vu quelques un de ces Pokemons inhabituels dans les livres, mais n'avait pu constater que deux cas part ses propres yeux. Le Léviator Rouge du Lac Colère à Acajou qui avait sévi quelques années auparavant à cause de la Team Rocket. Il était devenu l'attraction du coin sur laquelle les brigands se faisaient de l'argent avec un faux péage qu'ils avaient instauré sur la route. La famille Berndt s'était faite avoir et avait du céder le prix exorbitant demandé, sous peine de finir taxés de tout leur porte monnaie. Entre ne pas manger au restaurant à midi et perdre tous les papiers, le choix fut rapidement fait.

Le deuxième cas se tenait devant lui : Cogneur le Blindépique. Ce dernier montrait d'ailleurs l'homme. Il avait visiblement fini sa conversation avec Berend et souhaitait quelque chose de la part de Joachim... qui ne comprenait bien évidemment pas où il voulait en venir. Jusqu'à ce que la demoiselle ne lui fasse la traduction. Le Pokemon voulait s'entretenir avec son homologue.

Le doctorant blêmit.

"Euh... Je.."
Lâcher Bruno dans une rue aussi étroite ? Qui sait quelle réaction il pourrait avoir s'il se sentait piégé. Il y avait certes assez de Pokemons aux alentours pour le maitriser... Mais l'homme était trop peureux pour avoir envie de risquer un tel scénario.

Puis Berend regarda son dresseur intensément avec ses yeux emplis de Croco Larmes. L'ourson savait pertinemment l'effet qu'avait sa tactique de diversion. Il tentait de faire craquer son frère à l'aide de son regard d'ours maltraité. Malgré les années, la technique fonctionnait toujours quand Joachim était fragilisé, comme c'était le cas maintenant. Il ne fallut pas longtemps pour qu'il saisisse avec dépit la Level Ball.

"Berend... Je te jure..." soupira-t-il avant de regarder Bahia.
"Je compte sur vous pour empêcher que ça ne dérape. Je n'ai pu le maitriser que parce qu'il ne s'attendait pas à ce que je le capture. Il tentera probablement de me déposséder de ça" ajouta-t-il, le ton grave et sérieux.
Il montrait l'orbe de capture jaune et gris décoré par du rouge. Une des fameuses balls artisanales fabriquées par Fargas à l'aide de Noigrumes. Une variété rouge avait utilisée pour confectionner la Level Ball. Elle avait été particulièrement efficace sur Bruno qui était bien plus expérimenté que les Pokemons du doctorant.

Joachim appuya à l'aide de son pouce sur le bouton central. Une silhouette de lumière jaune, libérant d'immense perles de la même couleur se formèrent aussitôt un mètre devant l'humain. La lumière prit rapidement la forme d'un Blindépique avant de s'évanouir, révélant la bête. Cette dernière ne semblait pas particulièrement heureuse de voir son dresseur. Il le regarda à peine avant de tourner son regard vers les inconnus. Une humaine rousse. Elle aussi faisait partie de ses tortionnaires qui volaient des Pokemons de leur habitat naturel. Il ne la regarda pas plus longtemps.

En revanche, il s'attarda particulièrement sur l'autre Egide des Forêts qui se trouvait dans la ruelle. Sa présence l'étonnait au plus haut point, plus que sa couleur atypique.

"Tiens donc. Un de nos frères. Lui aussi arraché de notre terre... Ca m'attriste de voir un camarade subissant le même sort que moi."
Il parlait avec le ton de la compassion. Il était convaincu que Cogneur avait lui aussi été capturé même si Bruno ignorait tout de son passé. Ce dernier marqua une courte pause et observa la configuration du lieu. Il vit alors que Berend s'était approché de ses pattes.

"Tiens donc. Laisse moi deviner. Ton pathétique dresseur veut que je me batte contre lui à ta place ? Il peut attendre. Je ne lèverai pas le petit doigt..."
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Bahia
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MessageSujet: Re: Des brioches à la cannelle ! [Terminé]   Mer 26 Mar 2014 - 21:14

-‘ Oui, c’est un chromatique. C’est mon père qui l’a fait éclore. Enchanté, Joachim. ‘

Bahia hocha doucement la tête à la suite de la discussion. Cogneur serait amplement capable de contenir son Blindépique à lui, elle lui faisait confiance là-dessus. Ce qui la rendait nerveuse surtout, c’était comment son ami allait réagir. Disons que le Blindépique chromatique ne passait pas par quatre chemins quand il avait un truc à dire et il était très direct. La botaniste ne savait pas trop comment il allait parler avec ce fameux Bruno. D’ailleurs, Joachim allait libérer celui-ci. La peur du jeune homme avait déteint un peu sur elle, la demoiselle n’avait pas trop confiance et recula un peu, se plaçant dans le sillage de son Pokémon. Le colosse se pencha vers l’avant et observa sans rien dire la forme qui était en train d’apparaitre devant lui. Voilà. La bête était relâchée. Bahia pencha la tête un peu sur le côté, pour mieux le voir. À première vue il semblait moins gros que Cogneur, mais aussi plus jeune. Il ne fallait pas oublier que le Blindépique avait été élevé par son père, il avait plus de trente ans. Celui-ci croisa les bras et regarda de haut en bas son homologue. À ses yeux il était… bizarre. Pas dans le physique, mais les premières paroles de celui-ci laissèrent Cogneur songeur. Sans parler du peu de considération qu’il donnait à Joachim ou même à sa propre dresseuse. Le Blindépique chromatique n’était pas aveugle, il avait bien vu le regard de son homologue passer sur Bahia rapidement et avec quelque chose dans les yeux qui ne lui avait pas plu. Il ne savait pas si c’était son imagination, alors il préféra ne rien dire. La suite le laissa encore plus surpris. Se battre ? Bien sûr que non, où il allait prendre cette idée ? Le Blindépique grogna, fixant sans ciller l’autre Pokémon plante. À dire vrai ce qui lui tapait surtout sur les nerfs, c’était sa manière de nommer Joachim. Cogneur ne le connaissait pas personnellement, mais il ne pensait pas que le jeune humain soit si mauvais. Bahia s’approcha un peu, s’appuyant sur sa canne. Elle ne dépassait pas son Blindépique, de peur que l’autre lui donne un coup fourbe. Pour l’instant il semblait assez calme, mais la demoiselle ressentait un certain malaise en le regardant. Il dégageait quelque chose de… désagréable. Bahia jeta un coup d’œil en coin à son ami, qui paraissait réfléchir. Heureusement qu’il prenait le temps de le faire, il risquait moins de dire quelque chose de déplacer. Cogneur soupira finalement et décida d’engager la conversation avec son homologue.

-‘ Écoute mon gars, je n’ai pas de terre et je m’en fous un peu. Je suis désolé que tu te sentes prisonnier et je veux bien t’apporter une aide, mais ce n’est pas mon cas. Si je suis ici, c’est parce que c’est moi qui l’a décidé. Et c’est aussi moi qui a demander à te parler, alors laisse le petit tranquille. ‘

Le ton de voix de Cogneur n’était pas très doux, mais ça, c’était naturel. Il était assez brute et sa voix grave ne laissait paraitre aucune compassion, contrairement à l’autre Blindépique. Il était réellement désolé que celui-ci se sente oppressé, mais il ne le considérait pas comme une victime non plus. Sérieusement, si l’ourson disait vrai et qu’il avait battu le jeune homme, ce n’était qu’un idiot. C’était un Blindépique bon dieu de merde, il allait venir lui faire croire qu’il avait eu peur du doctorant et que celui-ci avait réellement été une menace ? Le mec il avait presque peur de son ombre, Cogneur ne se serait même pas occupé de lui s’il avait été à sa place. Le Blindépique croisa les bras et parut réfléchir de nouveau. Il essayait de ne pas être trop brusque avec lui, tentant de mettre les vulgarités de côté. Parce que oui le Blindépique était assez cru dans ses paroles quand il s’y mettait, mais il voulait éviter d’insulter le Pokémon en face. Après un léger moment de silence pesant, Cogneur repris, d’une voix un peu plus calme.

-‘ Je m’appelle Cogneur, et mon amie à côté, c’est Bahia. J’ai pas souvent rencontré d’autres Blindépiques dans ma vie, alors j’ai décidé de t’aider un peu. Alors qu’est ce qui va pas mon gars ? T’est pas obligé de m’en parler hein, mais si c’est le cas je pense bien que tu vas retourner direct dedans. ‘

Fit Cogneur en faisant référence évidemment à sa ball. Lorsqu’il l’avait présenté, Bahia avait légèrement salué le Blindépique de Joachim, mais à dire vrai elle ne s’attendait à rien de sa part. Il semblait… détester les humains. La demoiselle jeta un coup d’œil à Joachim, lui souriant doucement, comme pour le détendre un peu. Pour l’instant, tout allait bien. S’il fallait que Bruno se fâche, alors Cogneur serait beaucoup moins patient avec lui. À dire vrai il allait probablement le mettre à terre s’il réagissait de manière trop exagérée. Le colosse attendait une réponse, calme et confiant. Il voulait avoir la version des faits de son homologue et comprendre ce qui le rendait si désagréable avec les autres. Il ne pouvait pas faire de miracle, mais si Bruno s’ouvrait un peu à lui, il pourrait donner des conseils.

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Berndt Joachim

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MessageSujet: Re: Des brioches à la cannelle ! [Terminé]   Sam 29 Mar 2014 - 13:59



"Toujours aussi agréable..." répondit simplement Berend.
Il reçut pour seule réponde un regard à la fois surpris et condescendant de la part de Bruno. L'ourson se rendit à nouveau auprès de son dresseur afin de ne pas gêner les "négociations". Recevoir un coup de pied perdu ne le branchait pas spécialement. Il tira sur le pantalon de son dresseur pour lui faire comprendre qu'il voulait être porté. L'homme obéit aussitôt et souleva son Pokemon avant de l'installer confortablement dans ses bras.

Depuis ce perchoir, l'ourson pouvait sentir que son frère était mal à l'aise, il redoutait un soudain accès de colère du Blindépique. Il y avait certes celui de Bahia pour le maîtriser si cela tournait mal, mais il interviendrait peut être trop tard. L'étudiant espérait que, si conflit il y avait, il reste entre les deux Epinarmures. La dernière chose qu'il voulait voir arriver était un coup perdu contre la rousse qui semblait déjà avoir été amochée récemment au vu de sa canne. Lui casser l'autre jambe aurait été malvenu.

De son côté, Bruno observait silencieusement son homologue tandis qu'il grognait. Cherchait-il réellement la bagarre ? Etait-ce réellement un combat Pokemon ? Il se mit sur ses appuis, non pas pour entamer les hostilités, mais pour être prêt si le chromatique prenait l'initiative. Il n'avait aucune envie de se battre, pour l'instant. La joie mêlée à la peine de croiser un autre de son espèce calmaient son tempérament. Puis l'autre Blindépique parla.

" Écoute mon gars, je n’ai pas de terre et je m’en fous un peu. Je suis désolé que tu te sentes prisonnier et je veux bien t’apporter une aide, mais ce n’est pas mon cas. Si je suis ici, c’est parce que c’est moi qui l’a décidé. Et c’est aussi moi qui a demander à te parler, alors laisse le petit tranquille. "
Bruno haussa un sourcil. Ainsi son interlocuteur faisait partie des Pokemons qui étaient nés sous la tutelle humaine. Il n'avait pas pu connaitre la forêt, les vastes étendues où personne ne lui dicterait ses actions, la rosée du matin dorée par le soleil qui sonne le glas du réveil dans la fraîcheur la plus revigorante. Il essayait de mettre en avant son hypothétique libre arbitre.
None are more hopelessly enslaved than those who falsely believe they are free.

Il y eut un moment de silence dans lequel les deux colosses semblaient plongés dans leur pensées. Celui de Joachim tentait d'établir une liste complète des choses que son interlocuteur n'avait jamais connu. Celui de Bahia tentait de pondérer son vocabulaire afin de ne pas se montrer grossier. Ce dernier fut le plus rapide à répondre.

" Je m’appelle Cogneur, et mon amie à côté, c’est Bahia. J’ai pas souvent rencontré d’autres Blindépiques dans ma vie, alors j’ai décidé de t’aider un peu. Alors qu’est ce qui va pas mon gars ? T’est pas obligé de m’en parler hein, mais si c’est le cas je pense bien que tu vas retourner direct dedans."
"Cogneur, tu ne peux pas comprendre la situation. Tu n'as pas eu la chance de connaître la liberté."
Il commença alors à faire les cent pas en tournant autour du chromatique. Malgré l'écart de taille, Bruno n'était pas effrayé le moins du monde par les éventuelles réactions de l'Epinarmure de la demoiselle.

"As tu ressenti en toi cette déchirure ? Celle de perdre du jour au lendemain tous ses proches ? Celle de se réveiller avec pour seul paysage les parois ternes d'un Noigrume Rouge au lieu d'une forêt majestueuse et dont la voix berce nos oreilles ? As tu seulement entendu une seule fois la voix de la forêt ?"
Il continuait à tourner autour de son homologue. Au fil du discours, sa voix était de plus en plus forte. Ce n'était pas de l'agressivité envers Cogneur. Plutôt du ressentiment, de la colère. Celle d'avoir été brutalement arraché de son foyer par un inconnu qui passait par la.

Alors qu'il tournait, Bruno remarqua l'immense manque de précaution de son "dresseur". La Level Ball était à sa ceinture, sans protection tandis que l'humain portait l'ourson. C'était l'occasion rêvée pour profiter un peu plus de la sortie. D'un preste et précis Fouet Liane, il la saisit sans que Joachim ne le remarque.

"Et non, je ne compte pas retourner trop rapidement la dedans. Ca serait bête de ne pas profiter de l'air vicié de la ville !" termina-t-il en jouant avec la ball, face à Cogneur.
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Bahia
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MessageSujet: Re: Des brioches à la cannelle ! [Terminé]   Sam 29 Mar 2014 - 22:10


-‘ J’ai entendu la voix de la forêt une fois. Elle disait : FOUS LE CHAMP DE MON TERRAIN BORDEL ! ‘

Et le Blindépique se mit à rire, alors que la jeune femme se frappait le front avec la paume de sa main. Qu’est-ce qu’il fichait ? Il ne pouvait pas s’empêcher de dire des conneries. Il trouvait son homologue trop sérieux, ça l’ennuyait un peu. Le chromatique toussa d’un air innocent et la demoiselle bougea la tête d’un air découragée. Bahia savait très bien à quoi faisait référence la phrase de son ami, elle voyait le souvenir ressortir de ses pensées. Il ne fallait pas croire que Cogneur n’avait fait que vivre en ville, la majorité du temps il était sur les routes ou dans les forêts, suivant son grand ami à la conquête des badges. Il pensait à la fois où ils avaient erré tard dans la nuit, cherchant un coin dégagé pour dormir. Ils venaient à peine de s’assoupir qu’ils avaient été réveillés tous les deux par un fermier un peu fou qui leur avait hurlé dessus, les obligeant à quitter ce qui semblait être un coin de son terrain. Enfin, ça Bruno ne pouvait pas vraiment le deviner. Le Blindépique se frotta les yeux, le regard pétillant à la simple évocation de ce souvenir. Ça faisait quoi… plus de vingt ans de ça ? Minimum 28, puisque Bahia était âgée de 26 maintenant. Voyant que cela ne semblait pas avoir d’impact sur son homologue, le Blindépique s’étira et bailla, se plaçant les mains derrière la tête. Il ne semblait pas déranger par l’étrange manie de l’autre de lui tourner autour comme un vautour, il regardait droit devant lui et le regardait uniquement lorsqu’il passait devant sa figure. Il n’allait pas se donner le mal de se tordre le cou pour le suivre. Bahia avait été d’ailleurs bien obligée de s’éloigner de lui, puisque Bruno marchait trop près d’elle à son goût. En voyant le regard de celle-ci, Cogneur décida que c’était assez comme ça. Lorsque Bruno repassait à côté, le Blindépique se tassa et lui bloqua le passage, restant face à face.

-‘ Okay. On va jouer à ça alors. La liberté elle commence et elle finit là où tu décides de la mettre. Ne me fait pas un discours stupide de Pokémon esclave, je vais m’endormir sinon. ‘

Le Blindépique était évidemment sarcastique. Il comprenait parfaitement que Bruno n’aime pas le fait d’être arraché à sa maison sans son avis au préalable, mais s’il y avait une chose que Cogneur détestait, c’était les Pokémons un peu pompeux qui croyaient que les Pokémons comme lui n’étaient que des idiots qui se laissaient mener par le bout du nez. Bruno croyait-il vraiment que le Blindépique n’avait pas la puissance de décider de son destin ? Cogneur avait amplement ce qu’il fallait pour mettre à mal son amie et les autres, mais il ne faisait pas parce qu’il les aimait plus que tout. C’était impossible pour lui de s’imaginer le monde sans eux. Ils étaient sa famille. Et s’il détestait tant que ça d’être en compagnie des humains, cela ferait longtemps qu’il serait partit. Le Blindépique chromatique allait ouvrir la bouche, mais il fut stoppé par la réaction de son homologue. Aie. Il n’avait pas su prévenir ça d’avance. Était-ce vraiment dangereux ? Il considérait que non. Il ne réagit donc pas, fixant le Blindépique normal d’un air impassible. En fait, il fit comme lui. Il tendit sa main vers son amie, qui le regarda d’un air bizarre. Cogneur hocha simplement la tête et la demoiselle jeta un coup d’œil à Bruno avant de prendre la Pokéball qu’il y avait à sa ceinture. Elle le donna à son Pokémon et le colosse se mit à la faire sautiller d’une paume à l’autre, observant avec un sourire en coin l’autre devant lui. Il reprit la parole, comme si rien ne s’était passé.

-‘ Dis-moi Bruno, à par maintenant, tu as déjà voyagé ? N’as-tu donc jamais senti la soif de l’aventure ? L’envie de te dépasser, de te prouver à toi-même ce que tu valais ? J’ai voyagé, sur tous les continents, pendant plus de vingt ans. J’ai vu toutes sortes de choses incroyables. J’ai rencontré pleins de Pokémons, je me suis fait de nombreux amis. Je n’ai pas vécu dans une forêt. J’ai vécu dans des centaines de forêts, partout dans le monde. ‘

Il se tut quelques secondes, sa Pokéball dans une main. Bahia fut surprise de voir que son air était maintenant beaucoup plus sérieux que tout à l’heure. Le colosse se pencha vers l’avant et murmura presque, parlant juste assez fort pour que l’autre Blindépique comprenne ce qu’il était en train de dire.

-‘ J’ai déjà senti une déchirure. Celle de croire que j’avais perdu à jamais la personne que j’aime le plus au monde… par ma faute. ‘

Un déclic semblait s’être fait chez Cogneur. Il y avait quelque chose dans son regard d’étrange. Il semblait… en colère ? Mais pas contre Bruno. Contre lui-même. Il passa une main sur son visage, poussant un soupir. L’éclat qui brillait dans ses yeux avait disparu, il était redevenu normal en moins de quelques secondes. Reprenant son petit manège, il dit d’une voix moqueuse, comme si rien ne s’était passé.

-‘ Mais bon elle n’est pas morte finalement, alors j’imagine que ça ne compte pas. ‘

Il parlait évidemment de Bahia. La demoiselle préférait ne rien dire. Elle espérait surtout que Joachim ne soit pas trop nerveux par le fait qu’il n’ait plus sa Pokéball près de lui. La botaniste lui jeta un regard en coin et reporta son attention sur le Pokémon. Elle ne le savait pas, mais Cogneur modifiait dans son esprit ce qu’il disait en réalité. La demoiselle n’entendait plus que certaines bribes et ne comprenait plus ce que disait Bruno. Bahia n’osait pas trop lui demander pourquoi il cachait certaines choses, elle le ferait parler après cette étrange rencontre. D’ailleurs le flot de passants devenait moins important et il commençait à faire sombre, les lampadaires diffusant leurs lumières artificielles. La demoiselle ne savait pas trop combien de temps cela allait encore durer, mais elle se voyait mal laisser le pauvre jeune homme se débrouiller avec son Blindépique tout seul. C’était quand même le sien qui lui avait demandé de le voir… À présent il était un peu obligé de faire avec. Voyant que le temps passait, le Blindépique reprit de nouveau la parole rapidement.

-‘ Ne le prend pas mal Bruno, mais… au final, ce ne serait pas un peu de ta faute ? On m’a dit que tu t’es attaqué gravement à lui. Regarde-nous, nous sommes les chevaliers de la forêt, notre puissance est reconnue partout. Ne viens pas me faire croire qu’il était réellement une menace. Des gens tiennent à cet homme et dans la vie, tu récoltes ce que tu sèmes. De toute façon, lui as-tu seulement donné une chance ? As-tu seulement tenté de discuter avec lui ? Si tu prenais juste le temps de parler et de comprendre l’autre, alors tu aurais ptet plus de chance. C’est vrai, il ne peut pas te comprendre. Mais Bahia peut faire en sorte que vous puissiez communiquer tous les deux. Dis-lui ce que tu ressens. Dis-lui ce qui se passe. ‘

Le Blindépique était sérieux et prêt à le contenir s’il se fâchait à cause de ce qu’il avait dit. Si Bruno le voulait, Bahia serait capable avec ses œufs psychiques de reliés le dresseur et son Pokémon. Restait à voir ce qu’il en pensait.
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Berndt Joachim

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MessageSujet: Re: Des brioches à la cannelle ! [Terminé]   Dim 30 Mar 2014 - 21:53



Cogneur annonça avoir entendu la voix de la forêt. La curiosité de Bruno avait été piquée, il se demandait réellement ce qu'il s'était passé. C'était intrigué qu'il regardait son homologue jusqu'à entendre la partie criée et ensuite ricanée. Le Blindépique de Joachim grogna à son tour tout en serrant le poing. En plus d'avoir été trompé, l'autre se moquait de la forêt. C'était inacceptable. Néanmoins, il ne lui saurait pas encore dessus. Sa patience était forcée par l'espèce de son interlocuteur. N'aurait-il pas été un Epinarmure qu'il se serait déjà pris un poing en plein ventre.

Cogneur continua à irriter Bruno lorsqu'il l'empêcha de continuer sa rotation. Il cherchait à l'empêcher de trop approcher la rousse. Ce n'était pas comme si le non chromatique n'en avait que faire de l'humaine. Elle pouvait être effrayée autant que Joachim, cela n'importait pas à Bruno. Son attention était uniquement concentrée sur le colosse aux couleurs inhabituelles. Ce dernier continuait d'ailleurs de le provoquer verbalement en ridiculisant les propos tenus par le capturé malgré lui.

Et pour ajouter l'insult to injury, il imita alors son camarade d'espèce en s'emparant de la ball de sa dresseuse. Là où Bruno avait du se montrer fourbe et imprévisible pour récupérer la sienne à l'insu de son dresseur, le chromatique avait une toute autre méthode. Il n'avait qu'à demander Bahia d'un signe de tête pour que cette dernière lui confie timidement son orbe de capture. Les deux jouaient alors à qui jonglera le mieux avec la ball, ce qui intrigua Joachim.

"Ils font quoi la ?" souffla-t-il à la rousse.
"Et d'ailleurs, comment ça se fait que Bruno ait une ball ? Vous n'en avez donné qu'une à Cogneur me semble ?"
L'homme remarqua ensuite le design atypique de la boule tenue par son Blindépique. C'était une Level Ball pour sûr. Il commença à paniquer légèrement et se toucha la ceinture avec précipitation. Rien. Il ne sentait rien. Comment était-ce possible ? Bruno l'avait volé et il n'avait rien remarqué ! Il se sentait un peu moins en sécurité malgré la présence de Cogneur. Sans l'orbe de capture, il était impossible de maîtriser rapidement le protecteur sylvestre s'il se fâchait... ce qui était très fâcheux.

"J'espère sincèrement qu'on aura aucun problème avec mon Pokemon ! Il m'a piqué sa ball ! Est ce que Cogneur maitrise la situation ?" murmura-t-il, d'une voix tendue.
Sa seule envie était d'entendre Bahia lui dire que tout était sous contrôle, mais il craignait que ce ne soit qu'une utopie. Il redoubla donc d'efforts pour ne pas se faire duper une nouvelle fois par le Plante Combat.

"Dis-moi Bruno, à par maintenant, tu as déjà voyagé ? N’as-tu donc jamais senti la soif de l’aventure ? L’envie de te dépasser, de te prouver à toi-même ce que tu valais ? J’ai voyagé, sur tous les continents, pendant plus de vingt ans. J’ai vu toutes sortes de choses incroyables. J’ai rencontré pleins de Pokémons, je me suis fait de nombreux amis. Je n’ai pas vécu dans une forêt. J’ai vécu dans des centaines de forêts, partout dans le monde."
"Voyagé ?! Des centaines de forêts ?! Ne te fiche pas de moi ! De tels voyages ne sont pas faits pour nous les Pokemons. Les humains te sont montés à la tête ! C'est une absurdité ! Notre place est auprès du bois qui nous a protégé dans notre jeunesse afin que nous le protégions en retour ! Même tes alliés, les humains, ont commencé à le comprendre ! Le Seigneur N s'arrangera pour que cet ordre naturel soit préservé."
La simple idée du voyage était inconcevable pour Bruno. Il se sentait inextricablement lié à sa maison d'origine et à son devoir millénaire perpétué par des générations de Blindépique avant lui. Un devoir qui l'avait poussé à rencontrer lui aussi de nombreux Pokemons dans sa forêt. Certains d'entre eux parlaient d'un humain dans une contrée non loin de Mailys. Celui ci avait pour ambition de libérer les Pokemons du joug humain. Ces histoires circulaient et nourrissaient l'espoir des locaux : un jour ils ne seraient plus des proies de capture. Ce que l'Epinarmure ignorait cependant était que ce dénommé N avait arrêté son action quelques années auparavant. Seuls les récits de ses victoires étaient parvenus jusqu'à ses oreilles.

Au même moment, Cogneur parla de sa propre déchirure. Mais elle n'était pas réelle. Ce n'était que spéculation. Cela confirma un peu plus à Bruno que son homologue ne pourrait pas le comprendre. A ses yeux, il n'était qu'un gâté embrigadé par les hommes... sans se rendre compte que lui même arborait des positions radicales. Il ne répondit rien à cela. Il se contentait de regarder l'autre avec un air de défi. Puis ce fut encore le chromatique qui rouvrit les "hostilités".

"Ne le prend pas mal Bruno, mais… au final, ce ne serait pas un peu de ta faute ? On m’a dit que tu t’es attaqué gravement à lui. Regarde-nous, nous sommes les chevaliers de la forêt, notre puissance est reconnue partout. Ne viens pas me faire croire qu’il était réellement une menace. Des gens tiennent à cet homme et dans la vie, tu récoltes ce que tu sèmes. De toute façon, lui as-tu seulement donné une chance ? As-tu seulement tenté de discuter avec lui ? Si tu prenais juste le temps de parler et de comprendre l’autre, alors tu aurais ptet plus de chance. C’est vrai, il ne peut pas te comprendre. Mais Bahia peut faire en sorte que vous puissiez communiquer tous les deux. Dis-lui ce que tu ressens. Dis-lui ce qui se passe."
"MA FAUTE ?!!!" se fâcha fort Bruno.
"Je l'aurais ignoré s'il n'avait pas commencé à me tripoter le corps de bout en bout ! Je n'ai que cherché à le neutraliser en lui bloquant le diaphragme quelques secondes, pour pouvoir m'enfuir... Avant qu'il n'envoie ses petits Pokemons à la rescousse et ne me capture ! S'il cherchait réellement à se défendre, il n'avait qu'à me relâcher après ! Au contraire, il me retient égoïstement prisonnier. Il attend quelque chose de moi, sans même m'avoir demandé mon avis il me retient ! Il ne mérite que mon mépris !"
Le Blindépique du doctorant vociférait de tout son être. Il avait arrêté de jouer avec sa prison. Au contraire, il agitait fort les bras, se montrant lui, son geôlier et Cogneur au fur et au mesur qu'il parlait. Fini le jeu calme où il tournait autour de son interlocuteur. Sa colère commençait à monter. Joachim, lui, murmura à l'oreille de Berend d'être prêt à se défendre au cas où. L'homme se plaça également plus prêt de Bahia afin de faire bouclier humain si jamais l'Epinarmure entrait dans un accès de fureur.

"Il est hors de question que je lui parle !" termina-t-il.
Il reprit alors son souffle. Sa respiration était forte et trahissait son bouillonnement intérieur. Il n'en pouvait plus d'entendre l'autre tenter de protéger les humains. Il voulait lui faire manger ses paroles. A la petite cuillère de sa vérité s'il le fallait.

"Nos points de vue sont trop différents. Ce n'est pas la peine. Il ne reste plus qu'une solution. "
Il cacha alors la Level Ball dans sa carapace lentement. Il regarda ensuite Cogneur d'un air solennel. Quelques microsecondes plus tard, Bruno cogna ses deux points serrés l'un contre l'autre. Son bouclier sylvestre apparut avant de tirer un nombre incalculable de petits dards d'une couleur similaire à la cosse de marron géante que le colosse tenait. Non, ce n'était pas une Pico-Défense. C'était un Dard Nuée. Joachim et Bahia pouvait souffler, l'attaque n'était lancée qu'en direction de Cogneur.

Afin de régler son conflit intérieur, Bruno n'avait trouvé d'autres solutions que d'évacuer toute sa colère contre la seule personne avec qui il pouvait parler. C'était une réaction classique : soit on se fâchait encore plus, soit on fondait en larmes. Lui n'était pas encore assez désespéré pour choisir la deuxième solution.

"Bruno, non !" hurla Joachim, sans que le Pokemon n'y prête attention.
Il commençait à avoir peur pour sa sécurité et celle de Bahia. Il lui prit le poignet, lui faisant signe de le suivre de ses yeux apeurés pour aller s'abriter un peu plus loin.
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MessageSujet: Re: Des brioches à la cannelle ! [Terminé]   Mar 1 Avr 2014 - 9:32


-‘ Bahia, tu t’en vas. ‘

-‘ Que quoi !? Hors de question ! ‘

-‘ Bahia, me fait pas répété deux fois. Tu suis Joachim et tu fais pas d’histoire. ‘

La demoiselle fixa son ami du regard. Son ton de voix était clair : si la jeune femme ne partait pas d’elle-même, il irait la portée plus loin et reviendrait ensuite. Quand Cogneur prenait une décision, il n’y dérogeait plus. Et il avait décidé qu’il affronterait Bruno et ne retiendrait pas ses coups. La conversation avait dérapé et l’imposant Blindépique allait lui faire réfléchir à deux fois sur le fait de déverser sa colère comme ça sur les autres alors qu’ils n’avaient pourtant aucun lien avec son problème. Cogneur ne croyait pas mériter cet excès de colère, mais de l’autre côté, il valait mieux que ce soit sur lui que sur l’humain qui l’avait capturé. Le chromatique tendit son bras et poussa légèrement sa dresseuse, qui semblait encore hésiter à suivre le jeune homme. Elle ne voulait pas le laisser seul face à son homologue. Bahia savait très bien qu’il était fort et qu’il saurait se débrouiller, mais elle avait toujours peur un peu qu’il trouve un adversaire à sa taille. Avant que Bruno ne lance son attaque, celle-ci prit par surprise le colosse en lui faisant un câlin rapidement, lui souhaitant bonne chance. Celui-ci sourit et lui tapota gentiment sur la tête, pour ensuite la repousser et lui faire signe de suivre Joachim. Bahia hocha la tête et accepta finalement de partir, clopinant au côté de l’étudiant. Ils sortirent de la petite ruelle et la demoiselle lança un regard en arrière. Vu leurs tailles, les Blindépiques étaient un peu serrés. Au final, c’était tant mieux. Cogneur aimait bien le corps à corps et Bruno aurait du mal à se défaire de lui dans cet environnement. Elle était déçue que le Pokémon plante de Joachim réagisse de cette façon, mais visiblement, ils n’avaient plus le choix. S’arrêtant un peu plus loin, Bahia regardait le combat qui se déroulait à quelques mètres, l’inquiétude se voyant dans son regard. Elle vit son Blindépique se prendre les Dards Nuées en plusieurs coups. L’handicapée tenta de communiquer avec lui par télépathie, mais… il venait de couper le lien.

Cogneur s’était légèrement replié sur lui-même, ne cherchant à ne pas esquiver l’attaque de son homologue. Il voulait avoir une idée du niveau de celui qui se trouvait devant lui et le meilleur moyen de le savoir, c’était de se prendre l’une de ses attaques. De toute façon, où pouvait-il bien aller ? Il avait deux murs de chaque côté et pas trop d’espace entre. Lorsque Bruno eut fini son attaque, le corps du chromatique paru se crisper, ses muscles devenant plus saillants. Ce n’était pas à cause de son attaque, à dire vrai Cogneur ne semblait pas avoir senti grand-chose. Le Blindépique venait de lancer Gonflette et il paraissait encore plus imposant maintenant. Puis il s’étira simplement en bâillant, lançant avec désinvolture.

-‘ Mouais. J’ai vu mieux. Tu tapes comme une lopette. ‘

Le chromatique cherchait évidemment à faire ressortir encore plus la colère de son homologue. À force de combattre au côté d’Edward, le Blindépique avait compris que la colère et ce genre de sentiment un peu néfaste avaient tendance à créer des erreurs. Cogneur avait un large sourire sur le visage alors qu’il se penchait un peu vers l’avant, préparant visiblement quelque chose. Sa stratégie n’était jamais vraiment élaborée, il tapait sans trop se poser de question. D’ailleurs, son poing gauche s’était mis à dégager une lueur rouge et il le referma, prêt à l’attaque. D’un mouvement vif, il se jeta littéralement sur Bruno, son poing levé. Il allait tenter de frapper celui-ci au ventre avec un Marto-poing. Il commençait fort, mais il voulait régler ce conflit le plus vite possible, avant que cela dégénère pour de vrai. Si Bruno reculait ou évitait son attaque, le Blindépique chromatique profiterait de son mouvement pour essayer de placer Séisme, pour le déstabiliser un peu. Malgré la situation il avait toujours son grand sourire dans le visage, visiblement content d’affronter pour la première fois de sa vie quelqu’un comme lui.
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MessageSujet: Re: Des brioches à la cannelle ! [Terminé]   Ven 4 Avr 2014 - 23:07



La complicité entre Bahia et Cogneur donna naissance à des sentiments contradictoires dans l'esprit de Joachim. Il avait tout d'abord chaud au coeur en voyant la scène : la protection, le câlin surprise, le tapotement sur la tête... La tendresse entre les deux avait de quoi émouvoir. Il eut ensuite un pincement, la morsure cruelle de la jalousie. Lui aussi aimerait entretenir une telle relation avec son Blindépique.

Sans plus de cérémonie, et aidé par Cogneur, l'homme emmena la demoiselle loin de la scène de combat afin d'éviter tout dommage collatéral. La canne qu'elle possédait n'était pas juste la pour décorer au vu de sa démarche relativement lente qui força le barbu à ralentir malgré sa peur d'être attaqué lui aussi. Quand ils furent suffisamment loin de la scène, il soupira pour exprimer son soulagement d'avoir réussi à fuir sans encombres.

"Ca va aller ?" demanda-t-il.
"Je suis désolé pour ce qui vient de se passer. J'espère que Cogneur pourra s'occuper de son cas..."
Il n'y avait plus qu'à espérer que le chromatique était réellement puissant et malin afin de défaire Bruno rapidement. Il serait malvenu de détruire la rue à cause d'un tel malentendu. Et qu'arriverait-il si Cogneur perdait ? Privé de sa ball, Joachim ne pouvait rien faire pour retenir son Pokemon qui risquait de s'énerver encore plus par la suite. Puis il vit les yeux de son interlocutrice. Ceux ci étaient rivés sur la scène de combat et trahissaient l'inquiétude qui la parcourait. Afin de la détendre un peu, l'homme jugea nécessaire de lui faire la conversation sur un sujet plus plaisant.

"Vous semblez très proches tous les deux, vous vous connaissez depuis longtemps ?" questionna-t-il.
Il pourrait ainsi également faire plus ample connaissance avec la rousse. Il était plus facile de commencer à parler sur des lieux communs tels que les Pokemons.

De son côté, Bruno avait réussi à atteindre sa cible grâce au Dard Nuée... qui semblait n'avoir eu que très peu d'effet. La seule réponse adverse fut un Baillement couplé à une Gonflette. A tous les coups son adversaire était d'un niveau bien plus élevé que lui, ce qui énerva encore plus le Blindépique. Il avait démarré un combat inégal de lui même et récoltait les fruits de son erreur.

Cogneur profita de cette première attaque pour le provoquer en se moquant de sa force. Il avait raison, ce n'était pas avec de tels coups que Bruno pourrait le vaincre. Néanmoins, le Pokemon de Joachim ne réfléchissait pas aussi posément. Intérieurement, sa seule pensée était d'augmenter sa puissance afin de faire ravaler ses mots à son adversaire. Le comportement désinvolte et condescendant de ce dernier était une humiliation qu'il ne saurait supporter très longtemps. En parlant du provocateur, il était justement en train de préparer un Martopoing qu'il destinait à une attaque ventrale.

Heureusement pour lui, Bruno était encore suffisamment maître de lui même et avide de vengeance pour y voir une ouverture magnifique. Au lieu de tenter de se défendre, il mit bien son ventre en évidence et ferma les yeux, se concentrant sur sa prochaine action. L'impact fut d'une violence extrême : l'écart de niveau et la gonflette faisaient leur effet, d'autant plus qu'aucune mesure de protection n'avait été prise. L'Epinarmure fut repoussé quelques centimètres plus loin par le MartoPoing. Mais ses poings étaient maintenant enduits d'une lueur brune et vaporeuse. Son attaque venait d'être catapultée à son maximum grâce à Cognobidon. Au lieu de s'infliger lui même le sacrifice sur son ventre, il avait utilisé la puissante attaque adverse sur son ventre. Ainsi reboosté à fond, il pourrait faire regretter ses paroles à Cogneur.

"On va voir qui est la lopette maintenant." dit-il en relevant la tête.
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Bahia
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MessageSujet: Re: Des brioches à la cannelle ! [Terminé]   Sam 5 Avr 2014 - 13:51


Bahia avait tenté plusieurs fois de lui parler, mais… rien. Cogneur avait décidé qu’il jouait solo. La demoiselle ne savait pas trop si elle devait être surprise de ça. Le Blindépique considérait que ce combat ne concernait que lui et Bruno. Au final il avait raison, aucun des deux colosses ne recevait d’ordre de la part de leurs dresseurs, ils se battaient d’eux-mêmes. La rousse se mordit la lèvre, signe de son anxiété. Elle espérait réellement qu’il gagne, sinon, comment Joachim allait faire pour retenir son Blindépique ? Le Pokémon plante risquait de devenir ingérable… La demoiselle n’aimait pas trop ça, mais, s’il fallait que Bruno réussisse à mettre à mal son Pokémon, alors elle enverrait Torche finir le travail. Il était moins puissant, mais ses attaques feu achèveraient la plante. Bahia renvoya cette option au fond de son crâne. Cogneur allait gagner, il était fort et avait combattu toute sa vie. Et quelque part, la botaniste se sentirait mal de trahir ainsi le Blindépique de Joachim en lui envoyant un autre adversaire, même si c’était pour aider l’étudiant à le remettre dans sa ball. La demoiselle tapotait rapidement avec ses doigts sur sa canne, fixant son chromatique qui avait lancé l’attaque. Bahia sourit : elle était loin, mais elle reconnaissait sans problème une de ses attaques préférées. Bruno de son côté semblait… profiter de la situation aussi. La jeune femme gardait son sourire, mais il trahissait la tempête qui se passait dans sa tête. Elle aurait aimé conseiller son ami, mais il lui avait bien fait comprendre qu’il était capable de le faire tout seul. Au final, qui était-elle pour lui dire quoi faire ? Entre eux, Cogneur était celui qui possédait le plus d’expérience en combat. Bahia n’était qu’une botaniste… Ses pensées virevoltaient à toute vitesse, un peu mêlées. L’handicapée fut tirée de celles-ci par la voix de l’étudiant à côté d’elle. La jeune femme lui jeta un coup d’œil en coin, un peu surprise de sa question. Ce fut assez en tout cas pour qu’elle déconnecte quelque minute du combat qui faisait rage un peu plus loin. La demoiselle parut réfléchir quelques secondes avant de parler, sa voix trahissant son affection envers le colosse.

-‘ Eh bien… J’ai 26 ans. Cela fait donc 26 ans qu’on se connait. ‘

La demoiselle tourna la tête et sourit à Joachim. Elle avait vu la pointe de jalousie dans son regard quand il l’avait vu faire un câlin à son Pokémon. Bahia ne lui en voulait pas du tout pour cela, elle était simplement déçue pour lui que ça ne fonctionne pas ainsi avec son Blindépique. De l’autre côté, le jeune homme ne pouvait pas comparer sa situation avec celle de la demoiselle. La botaniste avait été élevée par son père adoptif et Cogneur, les liens qu’ils avaient dépassaient la simple amitié. C’était un grand frère et au final, un peu comme un père aussi. Quand même bien les relations de Joachim devenaient moins tendues avec Bruno, il serait dur pour lui de ressentir la même chose que Bahia et Cogneur.

-‘ Quand j’étais bébé, on m’a déposée sur le coin d’une porte. Le monsieur qui vivait là était à la retraite et il avait avec lui son Blindépique. Ils se sont occupés de moi tous les deux. Cogneur c’est… un peu comme mon grand frère. Et vous, comment vous avez croisé Bruno ? ‘

Ce n’était pas vraiment son genre d’habitude de parler de son adoption. Mais aujourd’hui ca ne la dérangeait pas, pour le peu qu’elle avait vu, elle considérait Joachim comme quelqu’un de gentil et de respectueux, elle ne s’attendait pas à des commentaires venant de sa part. Et cela expliquait bien la relation qu’elle entretenait avec son ami. Quant à sa question, il fallait avouer que cela intriguait Bahia. Comment ce faisait-il que Bruno avait attaqué l’étudiant ? Et comment le jeune homme était-il tombé sur lui ? La botaniste détourna son regard en attendant une réponse, regardant le combat au loin.

***

Cogneur se mit à sourire de plus belle, fixant son homologue dans les yeux. Le Blindépique chromatique fut content de voir que sa pique avait fait mouche. Bruno allait se battre un peu plus sérieusement. Au final c’était ce que le combattant voulait. Un combat n’était pas intéressant avec des petites attaques sans importances, il voulait de l’action, de la résistance de la part de l’autre en face. Ce ne serait pas amusant si le Blindépique normal se laissait faire ou continuait de taper comme une fillette. C’est donc sans surprise que Cogneur observa son homologue gonfler son attaque. C’était un choix risqué… il aimait bien. Le colosse recula alors qu’il lançait Cognobidon, observant toujours son adversaire. Il prit une drôle de position, ressemblant étrangement à une défense de boxeur. Il avait les deux poings devant lui, prêt à prendre des coups. Il réfléchissait rapidement, cherchant à mettre en place une stratégie qui lui permettrait de profiter un peu de la situation. Bruno venait de booster son attaque, mais il avait sacrifié la moitié de sa vie. S’il n’était pas capable de le mettre K.O en quelques coups, Cogneur viendrait à bout de lui en lui enlevant ce qui lui restait d’énergie. C’était un pari que chacun d’eux devait prendre. Et puis Gonflette n’avait pas fait que monter son attaque, il avait augmenté sa défense aussi et vu la tournure du combat, il avait bien fait. Cogneur aurait pu lancer Cognobidon aussi, il la connaissait. Mais il ne voulait pas se mettre dans la même position que l’autre. S’il fallait qu’il se retrouve en difficulté, alors il ne se gênerait pas pour le faire à son tour. Pour l’instant, il se pensait encore capable de venir à bout de Bruno sans. Hey, il répliquait en plus ? De mieux en mieux ! Cogneur se mit à reculer de nouveau, lançant d’un air amusé.

-‘ Ta décidé de te sortir les muscles un peu ? Super ! J’ai un aveu à te faire. C’est la première fois que je me bats contre un autre Blindépique. Ça aurait été dommage que tu tombes après un coup. Aller, montre un peu ce que tu sais faire. ‘

La chromatique reculait toujours, mais pas pour fuir Bruno, il reculait pour pouvoir prendre de l’élan. Il s’arrêta et repartit vers l’avant de nouveau, rapidement. Le Blindépique en face avait le temps de préparer autre chose lui aussi, mais il devait réagir sinon Cogneur allait lui rentrer dedans, lui infligeant Plaquage par la même occasion. Le combattant espérait pouvoir profiter d’une petite paralysie, mais c’était assez rare de la déclencher du premier coup. Il savait qu’il risquait lui aussi de se prendre un coup, mais s’était ce qu’il aimait, du combat physique, au corps à corps. Puis s’il souffrait un peu dans son attaque, il pourrait toujours essayer de placer Vampigraine au prochain tour, pour se soigner et baisser encore d’un cran la vie qui restait à son homologue.

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MessageSujet: Re: Des brioches à la cannelle ! [Terminé]   Dim 6 Avr 2014 - 11:26



Cela faisait donc 26 années que la demoiselle connaissait son Blindépique. Elle était avec lui depuis son enfance la plus reculée, il était donc tout à fait normal qu'un tel lien se soit développé. Joachim en avait lié un similaire avec son Granivol, même s'ils ne se connaissaient "que" depuis 16 années. L'avantage des Pokemons Plante était leur longue longévité, permettant à ces amitiés de durer toute une vie. L'homme répondit au sourire de son interlocutrice par un soufflement de nez chaleureux accompagné par un sourire en coin.

La rousse continua son histoire. Elle avait été adoptée par le propriétaire de Cogneur et considérait le Pokemon comme son grand frère. Sans doute avait-il veillé sur elle pendant toute son enfance. Le barbu ne put faire que des supputations à ce propos, demander aurait été indiscret. Il hocha simplement la tête pour montrer qu'il avait bien entendu malgré son silence. Il ne possédait de toutes façons pas le tact nécessaire pour entamer une discussion à ce sujet. La question "embarrassante" arriva : l'homme devait expliquer comment il avait rencontré son propre Blindépique. Il déglutit avant de prendre la parole.

"Je lui suis littéralement tombé dessus quand je me promenais dans la forêt. J'avais perdu mes lunettes à ce moment la, donc je n'ai pas vu ce qu'il s'était exactement passé. Il m'a ensuite coupé la respiration afin de pouvoir fuir, mais mon équipe l'a rattrapé. J'ai pas eu d'autre choix que de capturer Bruno si je voulais éviter que mes Pokemons aient des bras cassés."
Ce n'était pas tellement raconter l'histoire qui l'embêtait. C'était surtout le souvenir de la douleur qu'il avait ressenti lors de l'impact du poing du Plante Combat. Il n'osait même pas imaginer la puissance qu'un Blindépique pouvait relâcher s'il combattait réellement. Cette pensée le poussa à jeter un oeil au combat qui se déroulait plus loin. Durant cette bataille, aucun coup ne serait retenu. Malgré son inimitié avec l'Epinarmure, il ne put s'empêcher de compatir à sa douleur. Mais ce qu'il craignait le plus était la défaite de Cogneur. Même si elle était plus qu'improbable, le Cognobidon risquait d'égaliser les chances. Le Blindépique de Bahia risquait lui aussi d'avoir mal. Pff. C'était dans de tels moments que l'étudiant se rendait compte qu'il n'était pas fait pour les batailles. "Ca fait mal quand on se fait taper" pensait-il candidement.


Bruno observait son adversaire sourire. Il n'aimait pas vraiment voir cette expression faciale pendant un combat : elle était généralement synonyme que son opposant se jouait de lui. Il devait y avoir un piège, une embrouille. On ne pouvait pas sciemment rire quand son propre Martopoing avait détourné pour améliorer au maximum l'attaque adverse. Peut-être Cogneur attendait-il un tel changement de statistiques ? Si c'était le cas, ses intentions restaient opaques aux yeux du Pokemon de Joachim. Jusqu'à ce que son adversaire se décide à parler. Il se jouait réellement de Bruno : il voulait juste apprécier un combat contre un autre Blindépique et ne voulait pas gagner en une attaque... quand bien même il aurait pu. Il grogna. En effet, son Martopoing avait entamé la moitié de l'endurance de l'Epinarmure.

Il valait mieux éviter tout autre contact physique s'il n'était pas maitrisé. Malheureusement Cogneur semblait chercher à provoquer ce contact à chaque occasion. Il avait reculé pour mieux prendre son élan et frapper probablement plus fort. Bruno ne pouvait pas discerner la nature de l'attaque, mais savait comment l'empêcher. D'un geste preste, il darda deux Fouet Lianes afin d'agripper les chevilles de son homologue. Une fois attrapées, il se servirait de sa force colossale obtenue grâce au Cognobidon pour tirer les lianes. Cette manoeuvre devrait déstabiliser l'adversaire et le faire tomber en arrière.

"C'est dommage que toi tu tombes réellement en un coup..." dirait-il, si sa manoeuvre fonctionnait.
Si Cogneur réussissait néanmoins à déjouer ce stratagème, il pourrait plaquer Bruno au sol sans que ce dernier ne puisse répliquer car trop occupé à ranger ses excroissances végétales. L'avantage stratégique serait alors dans le camp du chromatique. Tous les espoirs du Blindépique normal reposaient sur la chute de son adversaire.
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MessageSujet: Re: Des brioches à la cannelle ! [Terminé]   Dim 6 Avr 2014 - 12:36


Cogneur pensait à toute sorte de choses alors qu’il s’élançait vers Bruno. Premièrement, la raison pour laquelle il n’avait jamais affronté l’un des siens. C’était logique, un dresseur n’envoyait pas un Pokémon du même type face à un autre, à moins qu’il ait des attaques spéciales pour le mettre à mal. Edward ne l’avait jamais envoyé au combat face à un autre Blindépique, il choisissait toujours son Corboss pour le faire, vu la faiblesse vol qu’ils avaient. Puis le chromatique pensa à la demoiselle loin derrière lui, dont il pouvait sentir le regard depuis tout à l’heure. Il n’avait pas besoin de se retourner pour deviner l’inquiétude qu’il y avait dans ses yeux. Cogneur savait qu’il devait faire attention, mais il avait toujours été d’un naturel confiant, même dans les situations désespérées. C’était ce qui le rendait plus fort. Même s’il était sur le point de perdre, il ne lâcherait pas prise. Si Bruno voulait gagner, il allait devoir le mettre K.O. Opération qui s’avérerait tout de même délicate, il devait être sûr de son coup. Puis ses pensées furent soudainement coupées alors qu’il était proche de rentrer dans Bruno de plein fouet. Celui-ci sentit quelque chose passer proche de ses jambes. Les Fouet-Lianes s’accrochèrent à ses chevilles, mais puisque le Pokémon était en pleine course, il marcha dessus un peu, continuant son chemin. Et puis Bruno n’avait pas cherché à pousser, mais à tirer, ce qui faisait en sorte que le Blindépique pouvait continuer son chemin encore une petite seconde, qui le rapprochait plus de lui. Heureusement pour Bruno le chromatique fut finalement stoppé dans sa course, sentant ses pieds qui voulaient partir vers l’avant. Surpris, le combattant se laissa faire, retombant à moitié assis, à moitié sur sa carapace. Il ne fallait pas croire qu’il ne profiterait pas de cette chute, sinon il aurait lutté au moins un peu. Lorsque son corps frappa le bitume, une secousse se mit à faire trembler le sol. Il en avait profité pour lancer Séisme. La puissance de l’attaque fit craquer l’asphalte au sol et les gens qu’il y avait dans la rue manquaient de tomber s’ils passaient trop près du combat. Certains s’arrêtèrent pour regarder ce qui se passait et… se dépêchèrent de continuer leurs chemins, ne voulant pas se retrouver entre les deux Blindépiques. Le cul à terre, Cogneur riait. Il ne savait pas trop si Bruno avait souffert du tremblement de terre, mais une chose était sûre, il adorait faire cette attaque.

-‘ Bordel de... Tu veux vraiment pas que je te fasse un câlin, hein ? ‘

Et le Blindépique normal avait bien raison de ne pas en vouloir. Cogneur se ferait un plaisir personnel de le plaquer au sol. Le chromatique avait souffert un peu du Fouet-Liane, mais ce n’était pas assez pour venir à bout de lui. Bruno allait devoir utiliser autre chose pour l’assommer rapidement. Il avait profiter de la secousse pour se relever rapidement, mais ne chercha pas à foncer de nouveau sur Bruno. Il avait senti l’effet de Cognobidon et il ne prendrait plus de chance à ce niveau. Il allait attendre que celui-ci souffre un peu plus, sinon il risquait de se prendre d’autre réplique du genre. Il décida donc d’utiliser à son tour une attaque à distance. Il crispa ses muscles et prit une position étrange. Les bras sur le côté, il concentrait son énergie dans ses mains. Une boule verte commençait à se former, alors que le Blindépique criait avec sa voix grave.

-‘ KAMÉHAMÉHA ! ‘

Et il tendit les bras, envoyant son Eco-sphère vers Bruno. Il souriait toujours, pas pour emmerder son homologue, mais bien parce qu’il prenait du plaisir à se battre, contrairement à lui. Il ne savait pas trop si elle toucherait et au final ça ne lui dérangeait pas, il attendait la réplique de l’autre pour décider de ce qu’il ferait ensuite.

***

Bahia observait le jeune homme avec un éclat d’horreur dans les yeux. Bruno était en train de perdre des points à sa cause. Parce que oui, aider le Blindépique à se libérer avait traversé l’esprit de la jeune femme. Mais uniquement si sa version des choses était plus logique que celle de Joachim. Malheureusement pour lui, Joachim était plus crédible pour l’instant. Sans parler que le comportement du Blindépique ne donnait pas envie de l’aider. Au final, la botaniste en venait à la conclusion qu’il méritait un peu son sort. C’était méchant et elle détestait cela, mais s’il s’était réellement attaqué de cette façon aux êtres chers du jeune homme, alors il devait assumer ses actes et les conséquences qui venaient avec. L’handicapée soupira et secoua la tête pour elle-même. L’étudiant n’avait vraiment pas de chance.

-‘ Et j’imagine que vous l’avez gardé en espérant qu’il développerait une amitié avec vous ? ‘

C’était plutôt évident pour la jeune femme, pour quelle autre raison l’aurait-il gardé ? Pour le faire souffrir de son erreur ? Ça ne correspondait pas vraiment à la vision qu’elle se faisait du jeune homme. Enfin, elle pouvait toujours se tromper. Bahia allait rajouter quelque chose lorsque le Séisme de son Pokémon la stoppa alors qu’elle ouvrait la bouche. La demoiselle dut s’agripper à sa canne plus fermement, sentant les restes de la secousse. La demoiselle sourit, reprenant son équilibre. Elle voyait que Cogneur était assis à terre, mais se retint de s’inquiéter de nouveau : tant qu’il n’était pas couché au sol, tout irait bien. Il se levait déjà. Le combat n'était pas fini.

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MessageSujet: Re: Des brioches à la cannelle ! [Terminé]   Lun 7 Avr 2014 - 20:13



Bahia demanda à Joachim s'il avait décidé de garder Bruno en vue de lier une amitié avec lui. C'était tellement plus compliqué que ça. Des motifs égoïstes rongeaient l'étudiant dont le regard se vidait. Bien évidemment qu'il ne s'agissait pas que d'une histoire de liens affectifs. C'était la raison même pour laquelle il n'avait pas relâché le Blindépique. Il avait besoin de lui, besoin de son expertise de l'Epinarmure. L'étudiant savait qu'il ne pourrait pas retrouver la clairière où il avait du laisser son Granivol sans l'aide d'un habitant de la forêt ou d'un Pokemon Plante particulièrement sensible aux énergies végétales. Il comptait sur l'aide de son nouveau compagnon pour lui indiquer le chemin : c'était la principale raison pour laquelle il ne l'avait pas laissé retourner à la nature. L'amitié n'arrivait qu'en seconde position.

Puis le sol trembla, bousculant à la fois l'esprit et le corps du doctorant qui faillit tomber sur les fesses. Il jeta un oeil au combat et vit justement le chromatique dans cette position. Ca ne présageait rien de bon. Bruno avait du prendre un sacré avantage s'il avait pu le faire choir. Malgré lui, Joachim encourageait le Pokemon qui s'opposait au sien.

Une fois les secousses passées, il tenta de se rappeler où il s'était arrêté.

"J'en étais où de nouveau..." pensa-t-il à voix basse.
Aussitôt, il se rappela sa précédente réflexion. Il ne savait pas s'il devait annoncer la vérité à la demoiselle. Il avait honte de son propre égoïsme : se servir ainsi d'un Pokemon n'était guère louable. Par ailleurs, révéler cette dimension du problème à la jeune femme risquerait de rendre la situation encore plus compliquée. L'homme ne voulait qu'elle ait à se convertir en juge afin de peser les torts de chacun des partis.

D'un autre côté, Bahia avait été honnête avec lui en avouant qu'elle avait été adoptée. Peut être qu'elle était très à l'aise avec son statut parental, mais ce n'était pas une chose qu'on avouait au premier venu. Si elle plaçait tant de confiance en Joachim, il aurait été malvenu de ce dernier de ne pas être honnête à son tour. Il prit alors la parole.

"Disons que Bruno est probablement un des rares Pokemons qui puissent m'aider à retrouver un ami. J'ai besoin de son aide. C'est pour ça que je ne l'ai pas relâché après l'incident."
C'était dit. Il espérait ne pas subir de jugement de valeur quelconque. Se remémorer la perte provisoire de son Granivol n'était déjà pas agréable en soit, surtout dans ces circonstances. A peine eut-il fini sa phrase qu'il détourna son regard de son interlocutrice pour voir où en était le combat, tout en espérant que Cogneur ne soit pas malmené.



Bruno eut un moment de satisfaction quand il réussit à agripper les chevilles de son homologue. Ce dernier tentait de courir plus vite que la traction des lianes, mais finit par tomber sur les fesses... en relâchant un Séisme au passage. La fourberie fit lâcher prise au Blindépique de Joachim qui luttait pour rester debout. Le tremblement de terre n'était pas anodin, Cogneur affirmait encore une fois sa puissance naturelle due à son expérience. Bruno ne se ferait qu'un plus grand plaisir à le vaincre. Ainsi, il lutta tant bien que mal contre les vibrations telluriques pour ne pas tomber et perdre l'initiative.

"La seule chose que tu câlineras sera la défaite Cogneur." dit simplement l'Epinarmure aux couleurs classiques.
Il tentait de ne pas montrer l'affaiblissement qu'il avait subi à cause de la secousse pour ne pas mettre son adversaire en confiance. Ainsi, il chargea, son bouclier végétal en avant. Son opposant préparait une attaque spéciale, à en juger la lueur verdoyante qui émanait de ses mains. Elle prenait la forme d'une sphère : probablement Eco Sphere. Bruno eut un sourire en coin. Il avait l'avantage cette fois-ci... Cogneur semblait ignorer le talent particulier de certains Blindépiques, dont Bruno faisait partie.

Ce dernier fonça droit dans la sphère, le bouclier toujours en avant. Un voile lumineux formé par une infinité d'hexagones verts se forma à la surface de la cosse. Au moment même ou l'Eco Sphère toucha l'écran de lumière, elle s'évanouit.

Pare Balles.

Un talent qui permettait à son possesseur d'améliorer ses facultés défensives en lui offrant une immunité face à des attaques projetant des bombes, balles, sphères en tout genre. Eco Sphère faisait partie des techniques que le bouclier de l'Epinarmure pouvait annuler sans effort.

Profitant de son momentum, Bruno se jeta sur Cogneur. Il envisageait de lui claquer son bouclier contre le visage dans le but de l'étourdir. La force accumulée grâce au Cognobidon assurerait un choc plutôt violent pour le cerveau adverse. La terminologie considèrerait cela comme une attaque Charge avec une chance d'apeurer l'adversaire. Si le chromatique était légèrement sonné par le coup de bouclier, la voie était ouverte au Blindépique de Joachim pour continuer le travail déjà entamé.
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MessageSujet: Re: Des brioches à la cannelle ! [Terminé]   Mar 8 Avr 2014 - 0:49

-‘ Crotte de bique ‘

Fut la réaction qu’eut Cogneur en se rendant compte qu’il avait oublié un détail fort important : certains d’entre eux pouvaient absorber ce genre d’attaque. Il n’y avait pas pensé pour la simple et bonne raison que ce n’était pas sa capacité spéciale à lui. L’air un peu déçu de ne pas avoir réussi sa super technique du Kaméhaméha, il dut se préparer rapidement à la contre-attaque. C’est qu’il prenait de l’assurance le Bruno. Un peu trop à son goût. C’était lui qui venait au corps, maintenant. Le combattant devait réfléchir, et vite. Cogneur savait qu’il pouvait encore renverser le combat, mais il fallait qu’il fasse un pari risqué. Voyant le Blindépique foncé sur lui avec son bouclier, Cogneur se pencha légèrement vers l’avant, ne cherchant pas à l’éviter. Il savait que ça risquait de faire mal, mais il appréciait la douleur, d’une certaine manière. Si son adversaire réussissait à lui faire mal, alors c’était un combat qui valait la peine d’être fait. Sinon, où était le plaisir ? Au final le chromatique était un peu étrange à côté de Bruno, il cherchait la bagarre et était content lorsque celle-ci durait. Il aimait trouver des adversaires à sa taille et il était satisfait de son premier combat contre quelqu’un d’autre comme lui. Mais visiblement ce n’était pas le cas de l’autre. Bah, tant pis hein. Et même si ça risquait de frapper un peu fort, il avait besoin de cette occasion pour le reste de son plan. Car oui une idée avait germé dans son esprit tordu, mais elle était un peu dangereuse pour lui-même. Mais puisqu’il aimait bien cette donnée des défis, ce n’était pas ce qui allait l’empêcher de la mettre en place. Si son plan fonctionnait, alors il y avait de fortes chances que Bruno ne puisse plus combattre, donc même si ça technique se retournait contre lui, il n’aurait probablement plus à lutter de toute façon. Confiant, il attendit donc sans bouger, fixant son homologue dans les yeux. Il écarta légèrement les bras avant l’impact, les paumes ouvertes. Cogneur grogna en recevant la Charge. Elle fut plus forte que ce qu’il s’attendait au départ et sous le coup, il tituba vers l’arrière et s’éloigna un peu de Bruno, alors qu’au départ il souhaitait s’agripper à lui. Tant pis, il allait devoir faire avec et il était assez proche pour lui coller une attaque au final, s’il ne bougeait pas trop. Le Blindépique n’était pas apeuré, juste un peu étourdi. Cela n’empêcherait pas la suite : ce qui allait se produire était hors du contrôle de Cogneur lui-même. Son corps n’avait pas trop apprécié le coup et il allait le montrer à l’autre Blindépique.

Il dégageait à présent une lueur verte, qui avait de quoi éblouir un peu. Cogneur avait fait exprès de se prendre la technique de Bruno pour pouvoir activer sa propre capacité spéciale : Engrais. Puisque son énergie était devenue un peu basse, il venait de profiter d’un petit plus au niveau des attaques plantes. Et il savait exactement quoi envoyer contre l’autre. Un rictus étira alors son visage alors que le boost d’engrais courait dans ses veines. Il s’était vite remis de son léger étourdissement sur le coup et il prépara immédiatement sa contre-attaque, sachant que Bruno risquait de faire pareil dans les prochaines secondes. Son poing gauche se mit à gonfler, doublant presque de taille. Avec le poing fermé comme ça, on aurait dit… un marteau. Cogneur allait mettre tout ce qu’il avait dans cette attaque, si elle échouait, il risquait de perdre. Si elle fonctionnait, il risquait de s’en prendre plein la gueule quand même, dû au recul. Il ne savait pas ce que cela allait donner, mais, d’un geste vif, il allait décharger toute la puissance de son attaque Martobois, visant de nouveau le ventre de son homologue. Serait-il assez rapide pour envoyer Bruno au tapis ?



De son côté, Bahia écoutait la réponse du jeune homme. Il voulait se servir du Blindépique ? La demoiselle ne s’attendait pas vraiment à cette réponse, elle était certaine d’avoir raison sur ce point. Il était vrai que ce n’était peut-être pas une bonne idée de se servir de Bruno sans son consentement, mais au final il lui devait un peu ca. La botaniste tourna son regard vers le combat et ne répondit pas à Joachim. Elle ne le jugeait pas, c’était à lui de prendre les décisions. Elle considérait que ce n’était pas la meilleure des raisons, mais à sa place, elle n’aurait pas mieux fait. L’handicapée vit alors de loin la lueur si caractéristique de son Blindépique… il utilisait Engrais !? La panique et le doute l’envahissent alors. Elle devait voir ce qui se passait. Elle sentait que la fin du combat approchait et la simple idée que Cogneur perde lui faisait peur. Il restait Torche, mais… non. Elle ne penserait pas à ça. La jeune femme agrippa fermement sa canne et s’éloigna de Joachim beaucoup plus rapidement que lorsqu’elle avait quitté la ruelle la première fois. L’handicapée ne courrait pas, mais en moins d’une minute, elle était de retour dans la rue qui servait d’arène. Le cœur battant à la chamade, la demoiselle posa son regard sur la scène et retint son souffle…
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MessageSujet: Re: Des brioches à la cannelle ! [Terminé]   Jeu 10 Avr 2014 - 16:03



Cogneur ne bougeait pas d'un pouce en voyant Bruno arriver. Ce dernier, trop mis en confiance par le juron adverse, ne vit absolument rien venir. Il ne se retint pas une seule seconde et écrasa son bouclier contre le visage de son adversaire avec toute la force qu'il pouvait concentrer. Le Blindépique faisait de sa violence sa catharsis. Taper sur le chromatique le soulageait et le défoulait. Il ne cacha pas sa satisfaction lorsqu'il eut fini son coup et qu'il vit le visage étourdi de son adversaire titubant.

Le Pokemon de Joachim sentait la victoire se rapprocher. Il était à deux doigts de faire ravaler ses provocations à Cogneur. *Il aurait du être plus prudent avant de m'insulter, maintenant il va souffrir* se disait Bruno. Il n'avait qu'une envie, profiter du recul de son adversaire pour le charger une nouvelle fois et le faire tomber au sol. Il serait prudent face au Séisme cette fois ci. Levant son bras targué du bouclier, l'Epinarmure se préparait à porter un nouveau coup...

Mais Cogneur brillait de mille feux végétaux. Une lumière verte émanait de chaque partie de son corps. L'Engrais faisait même pousser des petites plantes à une vitesse folle entre les craquelures de l'asphalte. Un tel spectacle suffisait à donner un bref aperçu de la puissance interne de l'Epinarmure chromatique.

Cette scène étouffa instantanément tout le courage de Bruno qui stoppa net son attaque. Il ne s'attendait pas à un tel revirement de situation aussi rapidement. Peut-être avait-il frappé trop fort, permettant à son adversaire de profiter des dégâts ? Il était tombé dans un piège stupide et s'en voulait. Il n'avait à présent plus qu'un instinct : celui de la survie. Il recula légèrement, tentant de discerner ce que son opposant lui réservait. Son sourire ne présageait rien de bon, il tentait surement de porter un finishing blow. Bien heureusement, sa canalisation trahit la technique qu'il utiliserait : le Martobois. Son poing gonflait artificiellement jusqu'à doubler de volume, couvert part une couche de chair d'arbre. C'était très risqué. En contrepartie de sa puissance énorme, l'écorce plantait des échardes dans le poing de son utilisateur pour le pénaliser des dégâts qu'il infligeait au moment de l'impact.

Par instinct, Bruno se protégea derrière son bouclier. Infusé par le pouvoir de la nature du Blindépique, il émit un champ de force autour de son utilisateur. L'énergie se manifestait sous la forme de pointes qui iraient blesser tout adversaire qui s'empalerait dessus. Pico Défense. Il n'eut pas le temps de se réjouir, l'attaque se précipitant déjà sur lui.

La confrontation était comparable à celle de la meilleur lance et du meilleur bouclier du monde. Les forces offensives et défensives s'affrontaient l'une l'autre, tentant de prendre le dessus. L'équilibre dura une longue seconde. Puis le champ de force commença à se craqueler, puis à voler en morceaux brisant au passage le bouclier de Bruno. L'Engrais avait donné tellement de force au Martobois qu'il avait réussi à surpasser la défense ultime.

Le Blindépique écru fut déstabilisé par le choc et commença à trébucher vers l'arrière. Par réflexe, il saisit les bras de son adversaire pour s'empêcher de tomber. Grave erreur. Ce ne fut que trop tardivement qu'il se rendit compte que son instinct allait le condamner. En tirant ainsi Cogneur, il lui donnait une occasion de l'attaquer dans sa chute. Vite, vite. Réfléchir à une solution. Bruno commençait à regretter. A ce rythme, la victoire lui échapperait des mains.




Tout se passa très vite pour Joachim. Il venait à peine de finir de parler que son interlocutrice se fit la malle. Il ne comprit pas immédiatement pourquoi et chercha l'origine de son tracas. C'est alors qu'il vit la lumière verte provenant de la ruelle. L'homme n'avait pas la moindre idée de ce qu'elle pouvait bien être. Très certainement une technique de combat très flashy, il n'y avait pas de quoi s'inquiéter autant...

Quand il revint à ses affaires plus... humaines, il chercha des yeux où Bahia avait bien put aller. Il ne la vit tout d'abord pas et commença à paniquer. Et si elle était retournée dans la ruelle ? Joachim se dépêcha d'aller vérifier. Alors qu'il courrait, il aperçut alors la jeune femme qui tentait tant bien que mal de se déplacer avec célérité avec sa canne. Il ne put la rattraper qu'une fois qu'elle se soit approchée trop prêt.

"Attention ! C'est dangereux !" cria le doctorant, 3 mètres derrière elle.
Il craignait qu'elle ne subisse les dommages collatéraux du combat. Le sol défoncé et recouvert de petites germes de plantes dépassant des fissures du macadam attestait de la violence de la confrontation. La rousse risquait d'être blessée si elle ne faisait pas attention. Le thésard continua sa course afin d'arriver au niveau de celle qu'il poursuivait.
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Bahia
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MessageSujet: Re: Des brioches à la cannelle ! [Terminé]   Ven 11 Avr 2014 - 16:54


Héhé, il ne s’attendait pas à ça, hein ? Le Blindépique était tout content de sa stratégie et ça se voyait dans son visage. Aveuglé par l’envie de le battre, Bruno avait fini par faire une erreur et c’était les erreurs qui payaient le plus dans un combat. Cogneur ne se retenait plus, malgré la mise en place du Pico Défense. Il grogna en sentant la force qui se dégageait du bouclier, mais n’abandonna pas. C’était son dernier atout, il devait tenter de prendre le dessus, même si cela lui coûterait des blessures en plus. Il sentait l’engrais courir ses veines et concentra le tout de son poing, espérant que cela changerait quelque chose. Il savait bien qu’il y avait des risques, si son homologue réussissait à bloquer, il le blesserait en plus et ce serait compliqué pour le chromatique ensuite. Il soufflait et commençait à se fatiguer, l’énergie qu’il déployait était en train de le vider. Lentement, Cogneur sentit le bouclier se craqueler sous ses jointures. Il était… sur le point de se briser. Le combattant poussa un cri pour se donner du courage et envoya valser les restes de la protection de Bruno. Le reste se déroula assez vite. Le Blindépique avait senti les échardes s’enfoncer dans son poing et grogna. Il savait qu’il ne lui restait plus beaucoup d’énergie et il ne pourrait pas réutiliser ce poing-ci pour ce battre, pas avec les plaies qu’il avait à présent. Il était moins puissant du bras droit, mais c’était tout ce qui restait. Alors qu’il prenait une grande respiration, juste après l’effet de son attaque, il vit alors le geste de son homologue et alla jusqu’à lui tendre les bras sur le coup pour l’aider à compléter son mouvement. Il aurait aimé qu’il ne s’agrippe qu’à un, mais il n’y avait pas pensé au moment où ils les avaient tendus. Il aimait se servir de ses poings comme attaque, mais là ce serait impossible. Cogneur ne savait pas trop quoi penser de ce mouvement, le Blindépique en face avait probablement eut peur de tomber… sauf que ce n’était pas la meilleure idée de s’appuyer sur lui. Cogneur grogna une nouvelle fois et s’agrippa à son homologue, tentant de faire abstraction de la douleur qui lui venait du gauche. Le Blindépique chromatique hésita quelques secondes. Allait-il profiter de cette erreur aussi ? Il ne lui restait presque plus d’énergie. L’engrais faisait toujours effet, mais elle disparaitrait probablement bientôt. Il devait profiter de ce petit boost pour lancer une dernière attaque.

Il planta son regard dans celui de son homologue et se laissa un peu tirer par celui-ci. Ses deux poings ainsi occupés à retenir Bruno, il ne voyait plus qu’une seule solution. Deux lianes sortirent rapidement de sous sa carapace et elles se mirent à fouetter le visage de Bruno avec force, profitant une dernière fois de l’engrais qui était en train de s’épuiser. Cogneur tentait de faire abstraction de ce qui se passait derrière, car il venait d’entendre des bruits de pas. Il sentait la présence mentale de la jeune femme, mais ne chercha pas à se connecter avec elle. Cela demandait trop d’énergie et il devait finir ce combat. Après avoir envoyé son Fouet-Liane, il repoussa sèchement Bruno, lâchant sa poigne. Il ne savait pas si c’était assez pour enfin le calmer, mais il l’espérait. Tout ce dont il rêvait en ce moment, c’était d’une bonne bière froide. Mauvaise habitude qui lui venait d’Edward, qui aimait bien en déboucher une le vendredi soir, devant un bon match Pokémon à la télévision. Bahia allait probablement lui dire non, mais il en méritait bien une après ça, non ? Fixant Bruno, il attendait de voir la réaction de celui-ci. Tomberait-il ?

Bahia de son côté fixait les deux colosses. Elle avait vu la dernière attaque de Cogneur et glissa son regard sur le Blindépique de Joachim. La botaniste espérait qu’il lâcherait l’affaire. Aucun des deux n’avait beaucoup d’énergie et son propre Pokémon était sur le point de saturer. Il lui restait encore un fond d’énergie, mais rien qui lui permettrait de faire des attaques comme son Marto-Poing. Ignorant l’avertissement de Joachim, Bahia avait la main sur la Pokéball de Torche. Elle libéra le Démolosse et le chien infernal se plaça devant elle, stoïque. Il la protégerait en cas de débordement. De toute façon, les deux Blindépiques étaient sur le bord de tomber K.O, ils n’avaient plus la puissance de déchainer des attaques dont la puissance deviendrait dangereuse pour la dresseuse. C’était ce qu’elle croyait. De toute manière, Joachim allait devoir récupérer sa Pokéball tôt ou tard, s’il voulait reprendre le contrôle.

Le combat était-il fini ?
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MessageSujet: Re: Des brioches à la cannelle ! [Terminé]   Dim 13 Avr 2014 - 13:43



Tout se passa extrêmement vite. Alors qu'il tentait encore trouver une solution, Bruno fut giflé à maintes reprises par le Fouet Liane de Cogneur. La force de l'Engrais se répandait encore dans le corps de l'adversaire : les lianes semblaient plus douloureuses qu'à l'habituelle... Ce n'était pas juste aux yeux du Blindépique de Joachim. Il avait tenu tête à un opposant bien plus puissant que lui. Il aurait du gagner. Perdre à cause de l'engrais était inacceptable.

Il grogna avant d'être poussé en arrière par le chromatique qui voulait se défaire de sa poigne. Bruno recula très rapidement de quelques pas en arrière, avant de finir sur les fesses, mains contre le sol. Il respirait très fort : à la fois à cause de la fatigue physique et mentale. Il avait envie de pleurer. Il refusait de perdre face à cet ami des humains, face à cette brute épaisse. Ce dernier le fixait d'ailleurs de haut, ce qui donna encore plus envie de s'énerver au Pokemon de Joachim. Il hurla sa rage pendant 5 secondes et tentait de se relever. Il y arriva péniblement, le dos courbé et haletant. Il jeta un coup d'oeil rapide vers le ciel. Il faisait nuit et les rayons de la lune ne bénissaient pas la ruelle de leur présence. Impossible d'utiliser Synthèse dans de telles conditions.

Il ne restait alors à Bruno plus qu'un seul espoir. Faire tomber son adversaire avant que lui ne tombe. Il hurla alors une nouvelle fois en courant lourdement vers Cogneur, le poing en retrait. Il y était presque, il l'aurait...
Mais le sol meurtri par le Séisme en décida autrement. L'Epinarmure se prit le pied dans une des fissures de l'asphalte et tomba, ventre au sol. La Level Ball quitta sa carapace et roula jusqu'aux pieds du Blindépique adverse. Il voyait sa tête bien au dessus de lui, qui regardait toujours de haut. C'était la goutte d'eau. Toujours la tête contre le sol et frappant le sol de son poing puissant, il ragea.

"J'aurais DU gagner !!! Ce n'est pas juste ! Ce n'est... pas juste !..."
Son ton devenait nasal sur ses dernières paroles, comme s'il se retenait de pleurer. Ses yeux légèrement mouillés trompaient encore plus son état d'esprit. Sa cheville le tiraillait et son visage se rappelait encore du passage des lianes.

"J'ai mal..."
Il relâcha son poing et porta son regard humide un peu plus loin. Il aperçut le Demolosse, la demoiselle rousse de tout à l'heure et son "propriétaire". C'était bien la dernière personne qu'il avait envie de voir dans un tel état de faiblesse. Il hurla une nouvelle fois de douleur et dans l'espoir que cela ferait partir l'homme peu courageux.


Ce dernier n'osa pas bouger plus. Malgré l'état de son Blindépique, il avait toujours peur qu'il se retourne contre lui. Pourtant le voir ainsi le chagrinait un peu. Il ne se sentait pas responsable des blessures de son Epinarmure, bien au contraire. Néanmoins, il ne supportait pas le spectacle d'un Pokemon blessé autant physiquement qu'intérieurement. Il le regarda silencieusement, sans savoir quoi faire.
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Bahia
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MessageSujet: Re: Des brioches à la cannelle ! [Terminé]   Dim 13 Avr 2014 - 19:13

Bahia cria quelque chose, mais Cogneur était trop occupé à fixer son adversaire qui allait tenter une dernière fois de lui rentrer dedans. Ça y est, il allait se manger un coup de plus et tomber à terre. Il n’avait pas de honte à perdre face au Blindépique, mais il fallait avouer qu’il ne se souvenait plus de la dernière fois qu’il avait perdu un combat. Au final, ce ne serait qu’une manière de se pousser encore plus à l’entrainement. Le chromatique arrêta subitement ses pensées : son homologue venait de se vautrer tout simplement au sol. Le manque d’énergie semblait avoir raison de lui… et le bitume tout craquelé aussi. Cogneur resta un instant la bouche à demi ouverte, se demandant si cela allait vraiment finir comme ça. Sur le coup il eut envie de rire, mais il se doutait bien que Bruno le prendrait personnel. Alors il resta impassible et … se laissa tomber sur les fesses à son tour. Il prit la Ball devant lui et l’observa quelques secondes. Puis le chromatique poussa un long soupir et se plaça sur le dos, même si c’était plus ou moins confortable avec sa carapace pleine d’épines. Il s’en fichait, il voulait juste se reposer un peu. La Pokéball de Bruno dans une main, il la lança vers Joachim sans vraiment y porter attention. Il avait fini par l’avoir, c’est vrai. Mais il ne sentait aucune satisfaction. La botaniste fit signe à son Démolosse de rester là et voyant que Joachim ne semblait pas bouger malgré la situation, elle s’avança vers les deux colosses sans lui parler. Elle s’arrêta évidemment proche de son ami avant, fouillant d’une main dans son sac pour lui fournir une Super Potion. Elle lui tendit tout simplement sans rien dire, laissant le Blindépique se débrouiller avec. Celui-ci la regarda d’un air boudeur, reprenant le lien télépathique qui les unissait.

-‘ Hey, j’ai pas droit au service d’infirmerie ? ‘

-‘ Ça c’est pour avoir coupé la communication entre nous deux. Tu es assez grand pour te le mettre tout seul. ‘

Cogneur haussa les épaules avec un sourire, écoutant Bruno. Comment ça, il aurait DU gagné ? Minute papillon, c’était quand même lui qui l’avait défié sans savoir son niveau, il devait faire avec les conséquences. Le chromatique ne le comprenait pas, à sa place il aurait été fier d’avoir réussis à mettre à genou un Pokémon bien plus puissant que lui. Enfin, chacun sa manière de voir les choses. Il avait mal ? Le chromatique grogna et s’aspergea de Super Potion, profitant de la guérison rapide que cela apportait. Il fallait avouer que lui aussi commençait à avoir quelques douleurs. Surtout le poing gauche, qui était encore plein d’épines. Cogneur observa ensuite sa dresseuse sans rien dire. La demoiselle, appuyer sur sa canne, était toute proche de Bruno. Il ne savait pas trop s’il pouvait faire confiance à celui-ci… s’il fallait qu’il s’attaque à sa dresseuse même en état de faiblesse, il aurait de bonnes raisons d’avoir mal. Bahia ne semblait pas avoir peur de lui, vu comment elle s’était dépêchée de s’approcher de lui en voyant que son dresseur ne bougeait pas. Le Blindépique reprit sa position assise et fixait les deux autres, préférant rester silencieux. Il n’avait pas besoin de demander à l’handicapée pourquoi elle allait aussi près de Bruno, elle était incapable de voir quelqu’un dans cet état, que ce soit humain ou Pokémon.

Bahia, arriver à côté de Bruno, l’observait attentivement. La botaniste l’avait vu se prendre le pied et elle jeta un coup d’œil à ses chevilles. Vu comment il était tombé, il risquait de s’être tordu un peu l’une d’elle. La demoiselle se laissa doucement retomber vers l’arrière, cherchant à s’asseoir sans plier sa jambe. Elle était assise juste en face de Bruno, son sac posé devant elle et sa canne de marche de travers. Souriant à celui-ci d’un air doux, la botaniste se mit à farfouiller rapidement dans son sac. Il lui restait une potion ordinaire. S’il s’était fait mal à la cheville, elle garderait celle-ci pour régler ce problème. Pour le reste, elle avait toujours des plantes pour aider un peu. De toute manière, vu comment Bruno ne semblait pas apprécier les humains, elle se doutait qu’il préférait la médecine douce des plantes à la médecine moderne de ceux-ci. Se tapotant le menton, la demoiselle avait sorti entre eux des flacons de toutes sortes. Certains avaient du liquide dedans et d’autres de la gibelotte épaisse. La demoiselle attrapa alors une autre Pokéball à sa ceinture et libéra son ami Globule. Le petit insecte rouge se mit immédiatement à trembler en voyant Bruno, mais au final, ce n’était pas très étonnant. Tout ce qui était plus gros que lui avait tendance à lui faire peur. La botaniste lui caressa gentiment le dos et l’insecte s’approcha des flacons au sol.

-‘ Tu as dit que tu avais mal ? Je sais que tu ne dois pas vraiment m’aimer, mais j’aimerais que tu acceptes mon aide. Tu peux me parler si tu veux. ‘

La demoiselle avait ouvert une autre Pokéball. Phloxe se mit à sautiller autour d’elle, visiblement excité. Les œufs permettaient à Bahia de comprendre Bruno, s’il le voulait bien. La demoiselle ne sortait pas ses amis uniquement pour cela, c’était tous des Pokémons plantes et cela aiderait peut-être à mettre le Blindépique en confiance… un peu. Bahia se pencha vers l’avant et présenta à Bruno quelques flacons. Ceux-ci avaient été créés pour aider à calmer les inflammations et la sensation de la douleur. S’il acceptait, elle pourrait lui en mettre un peu aux endroits où il avait mal. De plus elle avait quelques concentrés pour l’aider à reprendre de l’énergie, ceux-ci avaient des effets encore plus intéressants sur le type plante.

-‘ Je suis botaniste et herboriste. Tu viens de la forêt dense, pas vrai ? J’ai beaucoup étudié là-bas. Si tu veux, j’ai quelques flacons que j’ai préparés moi-même, ça calmera ta douleur un peu. Ce sont des concentrés d’Abuta, tu connais la plante ? ‘

La jeune femme parlait avec un ton doux et apaisant. Elle ne cherchait pas des conflits avec le Pokémon, elle avait juste vraiment envie de l’aider. La botaniste ne savait pas trop s’il répondrait et au final ça ne lui dérangeait pas. Elle comprendrait s’il ne voulait pas lui parler. Cogneur derrière elle semblait s’être calmé aussi. Il observait Bruno sans rien dire, frottant son poing gauche en essayant de retirer les épines prises dedans. Il allait lui parler, mais après que sa dresseuse ait fini avec lui. Celle-ci avait un des flacons dans les mains, reprenant la parole.

-‘ Tu as mal où, précisément ? Si tu veux en avoir, bien sûr. ‘
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MessageSujet: Re: Des brioches à la cannelle ! [Terminé]   Ven 18 Avr 2014 - 14:41



Cogneur donna rapidement à Joachim de la matière pour le sortir de son immobilité. La Level Ball fut lancée dans sa direction, sans qu'elle ne soit véritablement destinée à arriver dans les mains de l'homme. Il tenta tant bien que mal de la rattraper, mais sa maladresse ne l'aida pas : la ball lui glissa des doigts, retomba au sol et roula un peu plus loin. Tandis qu'il la ramassait, Bahia offrait une Super Potion à son chromatique afin qu'il se remette des blessures de l'affrontement. Ces premiers soins lui permettraient de pouvoir patienter plus aisément jusqu'à la visite au centre.

Quand Joachim réussit finalement à récupérer l'orbe de capture, Bahia était assise en face de Bruno. Elle commençait à sortir une infinité de fioles en verre, remplies de différentes couleurs. Le regard de l'étudiant se remplissait d'appréhension. Il avait peur pour la demoiselle, son Blindépique n'était pas totalement neutralisé. D'un autre côté, les liquides de la rousse n'inspiraient guère confiance et il avait peur qu'elle ne lui donne quelque chose de bizarre : un calmant, somnifère ou autre.

Bruno lui, ne pouvait pas soustraire son regard de la jeune femme. Il était trop épuisé pour tourner la tête de l'autre côté au vu de sa position. Son envie était de la chasser à coup de cris, mais il savait que son ancien adversaire lui mettrait la pâtée s'il osait bouger de manière suspecte le moindre cil. Les flacons ne semblaient pas non plus lui inspirer confiance outre mesure. Si ça venait d'un humain, il y avait forcément une entourloupe. Ce n'était probablement pas pour l'aider qu'elle ramenait toutes ces drogues. Le Blindépique ne croyait qu'à la médecine végétale, dont certaines tribus comme les Meganium ont le secret.

La demoiselle en fit ensuite appel à son Paras. Bruno ne put se retenir d'être triste en voyant le petit insecte. Il avait vu nombre de ces congénères finir totalement manipulés par les champignons qu'ils avaient sur le dos. Ces derniers leur conféraient certes de nombreux pouvoirs, mais leur volait leur corps et leur identité à feu doux. Un jour peut être la conscience de la petite bestiole orange finirait entièrement détruite par la volonté du champignon : la transformant en Parasect. Une fois l'évolution terminée, il n'y avait plus de retour en arrière. L'hôte de l'insecte le forçait à sucer la sève des arbres environnants, les laissant sans vie. C'était du devoir des gardiens de la forêt d'empêcher que des colonies de Parasect ne ravagent leur habitat. Bruno avait déjà coupé le fil du destin de nombre d'entre eux. Le petit Paras lui rappela ses souvenirs douloureux. Ceux où il terminait avec tristesse la vie de ces coquilles dépourvues de leur être.

L'humaine proposa ensuite son aide à Bruno. Elle lui proposa même de le contacter télépathiquement grâce aux Noeunoeuf. Ces derniers étaient dotés d'un potentiel psychique puissant pour pouvoir connecter de manière continue autant d'esprits à si bas niveau. L'Epinarmure regarda la rousse avec un air suspicieux. Pourquoi cherchait-elle à l'aider ? Il ne répondit rien. Il se contentait de fixer le contenu des flacons.

Bahia se présenta alors comme herboriste. L'entente de ce mot fit un déclic dans l'esprit de Joachim. Il se rappelait Marjolaine qui, elle aussi, étudiait les plantes. Cela faisait déjà plus de deux semaines depuis qu'il lui avait dit au revoir. A croire que le thésard n'arrivait à socialiser qu'avec des amies des plantes. Il fallait dire que lui aussi ressentait une proximité avec ces dernières, même s'il ne savait pas les utiliser. Il était bien en forêt, appréciait les Pokemon Plante et avait grandi dans une ville vénérant les Chétiflor. Tout cela avait du jouer. L'homme voulut faire part de sa surprise à la jeune femme mais se tut. Il ne voulait pas interrompre et donc envenimer le dialogue qu'elle avait avec son Pokemon. Il lui en ferait la discussion plus tard.

Bruno, lui, continuait d'écouter l'humaine. Il n'avait de toutes façons pas le choix. Apparemment elle connaissait la forêt dense et ses plantes et prétendait que son extrait végétal pourrait le soulager. C'était de l'abuta... Il connaissait cette plante. Et pas en bien. Son visage se raidit de peur. Il ne pouvait plus vraiment bouger ni se défendre.

"Ne me touchez pas avec ça ... ! Vous cherchez à profiter de ma faiblesse pour m'empoisonner ?!" cria-t-il d'un ton faible et étouffée.
Malgré la douceur de la voix de la demoiselle, il restait méfiant. En effet, il ignorait les capacités humaines à diluer fortement les poisons pour s'en servir à des fins médicales. Dans sa tête, l'abuta était une plante que personne n'osait approcher, de peur de subir les complications qui suivaient leur ingestion.

Le barbu ne savait pas trop quoi faire en voyant son Blindépique se rebeller. Il avait peur que son intervention dans l'échange ne le fasse tourner au vinaigre. Néanmoins, il pouvait profiter de la position de faiblesse du colosse sylvestre pour lui faire comprendre qu'il ne lui voulait pas de mal. Il mis la ball dans sa poche, et s'approcha du Pokemon à petits pas, jusqu'à arriver au niveau de sa tête. Bruno, lui, vit cette approche comme une humiliation. Il pensait que son dresseur prenait ça comme une vengeance : les rôles de leur première rencontre avaient été inversés. Il ne put rien faire à part grogner, étant trop fatigué ses bras ne suivaient pas sa volonté et s'écrasaient au sol.

Joachim s'agenouilla et avança timidement sa main vers la tête de Bruno. Ce dernier tenta de le mordre pour le chasser. Pour une fois, l'homme vit le coup venir, et la retira. Il tenta alors de s'approcher par l'autre côté, là où son Pokemon ne pouvait rien faire. Il fit tout doucement passer sa main sur le crâne immobile du Blindépique, le caressant légèrement.

"Ne refais plus jamais ça Bruno, regarde dans quel état tu t'es mis..." dit-il doucement.
Avec le temps, il avançait de plus en plus vers le Blindépique, jusqu'à poser sa tête sur ses genoux pour continuer à le caresser. Ce dernier avait les yeux humides, il ne supportait pas d'avoir été pris au dépourvu ainsi. Néanmoins, il ne comprenait pas que l'homme ne cherche pas à se venger des blessures qu'il lui avait infligé. Au contraire, il tentait de le réconforter. Il ne bougea plus d'un pouce et se contenta de réfléchir sur les jambes de son propriétaire.

L'étudiant fit alors un signe de tête à l'herboriste, lui faisant comprendre qu'elle pouvait s'occuper de sa jambe. Si Bruno bougeait, ce serait Joachim qui en subirait les conséquences, pas la demoiselle.
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Bahia
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MessageSujet: Re: Des brioches à la cannelle ! [Terminé]   Ven 18 Avr 2014 - 15:26

Bahia se raidit en ayant la traduction de ce qu’il disait. Ah oui, merde. La botaniste avait fait une erreur et elle s’en rendait compte trop tard. Vu sa réaction il ne devait pas savoir comment les humains s’en servaient. Les herboristes avaient appris à se servir des plantes à une certaine dose, qui les faisaient passer de toxique à bénéfique. La demoiselle se frappa le front de la paume de la main. Elle avait tenté de calmer le Blindépique et cela faisait tout le contraire. La jeune femme décida alors d’ouvrir le flacon et de le verser sur sa main, le liquide verdâtre collant à sa peau. C’était une manière comme une autre de prouver qu’elle ne voulait pas l’empoissonnée. Elle serait bien la dernière des idiotes de se mettre du poison rien que pour l’amadouer. Bahia tendit légèrement la main et lui montra la tâche verte. Pas de réaction particulière. Elle allait lui répondre, mais elle sentit une présence derrière elle. La demoiselle vit que Joachim avait décidé de profiter de la situation pour tenter un contact avec Bruno. La demoiselle était contente de voir que celui-ci prenait sa chance, c’était le meilleur moment pour lui prouver ces bonnes intentions. Elle l’encouragea du regard et s’éloigna un peu du Blindépique, se poussant avec sa jambe en bon état. Cogneur s’était levé et était parti plus loin, allant jusqu’à la rue principale. Bahia en avait complètement oublié son épicerie. Les sacs trainaient au sol, juste à l’entrée de la ruelle. Le chromatique attrapa ceux-ci d’une main et les amena près des deux humains et de son homologue étendu. Elle le remercia rapidement et son ami prit place à côté d’elle, assis contre le mur de l’immeuble. Il observait Bruno et semblait pensif, restant toutefois muet. La tentative de Joachim avait finalement réussi, avec quelques réticences au départ. Bahia sourit, contente de voir la proximité entre l’étudiant et son Pokémon.

Son Paras monta rapidement le long de son dos, visiblement effrayé par quelque chose. La demoiselle fronça les sourcils en voyant alors ses œufs. Ceux-ci sautillaient en stationnaire à côté d’elle, fixant d’un air à la fois terrorisé et fâché le Blindépique. Bahia tenta de demander des explications à son Pokémon psychique, mais ils ne voulaient pas répondre. La botaniste ne savait pas trop quoi faire de cet étrange comportement. En réalité les œufs avaient senti la tristesse du Blindépique et d’autres sentiments étranges lorsqu’il avait posé les yeux sur le Paras, ce qui leur faisait un peu peur. Pour ce qui était du Pokémon concerné, il ne lui fallait pas grand-chose pour se cacher sous le jupon de sa dresseuse. Il y avait fort à parier qu’ils avaient parlé à l’insecte et exagéré la chose, comme ils le faisaient tout le temps. La demoiselle leur demanda de se calmer et les œufs arrêtèrent de bouger, mais ils ne lâchèrent pas le Blindépique du regard. Bahia haussa les épaules et ne s’en préoccupa pas plus de cela. Ils avaient tendance à en faire trop pour rien, sans parler qu’ils faisaient parfois des erreurs en tentant de relier les gens. La botaniste les avait entrainés uniquement dans ce but et c’était la raison pour laquelle ils en étaient capables malgré leurs faibles niveaux en combat. Ils leurs arrivaient souvent de couper les liaisons sans le vouloir, mais Bahia savait pertinemment que c'était déjà beau qu'ils en soient capable. Le Démolosse s’approcha lui aussi et se coucha à côté des œufs, les rapprochant de lui d’un coup de patte. La demoiselle ne put s’empêcher de jeter un coup d’œil vers la rue principale derrière elle. Il faisait bien noir à présent et les rares personnes qui passaient à côté jetaient des coups d’œil curieux vers l’étrange scène. La botaniste vit le mouvement de tête de Joachim et hocha celle-ci à son tour, comprenant le message. Elle reprit donc la parole alors qu’elle s’approchait de lui de nouveau.

-‘ C’est vrai, elle est toxique. À une certaine dose. Les humains ont appris à les diluer ou les transformer pour les rendre bénéfiques. Comme tu peux le voir, j’en ai mis et ça va. Je vais juste en mettre un peu sur ton visage, d’accord ? Il ne t’a pas fait de cadeau avec les lianes... ‘

Le chromatique grogna pour toute réponse. Celle-ci sourit et déposa un peu du liquide sur ses doigts. Elle frotta doucement à l’endroit où cela semblait un peu enflé et évita d’en mettre trop, pour que ça ne coule pas sur les pantalons de Joachim. Voilà. Une première chose de fait. La demoiselle recula sa main et attendit tranquillement, juste pour voir si celui-ci allait réagir. Tout semblait aller. Elle se leva, rappela ses deux Pokémons peureux pour éviter qu'ils ne fassent des bêtises et contourna le colosse pour se rendre à sa jambe. La demoiselle remarqua qu’une des chevilles semblait un peu plus grosse et s’approcha de celle-ci. Elle reprit sa position assise et se versa un autre liquide sur les mains, prête à l’étendre sur la jambe de Bruno. Sa voix perça de nouveau le silence, mais elle n’était pas adressée au Blindépique cette fois-ci.

-‘ Et vous Joachim, vous faites quoi dans la vie ? ‘

Bahia était certaine que celui-ci avait entendu sa phrase de tout à l’heure, à propos de son métier. Elle était curieuse de savoir quelle était sa passion à lui, ce qu'il faisait. En fait sa curiosité allait plus loin que ça, la demoiselle avait envie d'apprendre à le connaitre un peu. Jusqu'à maintenant il avait été une compagnie agréable, il pouvait devenir un ami intéressant. La botaniste le considérait déjà comme tel, mais elle ne savait pas si c'était réciproque. Elle restait quand même une inconnue qu'il avait rencontrer il y a a peine une heure de cela, certaine personne demandait un minimum de connaissance sur l'autre pour pouvoir offrir le titre 'd'ami'. Attendant la réponse, la demoiselle frottait doucement le produit sur la cheville de Bruno. Elle en profitait pour la masser un peu, évitant de trop appuyer pour que ça ne lui fasse pas trop mal. Elle arrêta après quelques minutes et observa son travail. Le liquide avait bien pénétré dans la peau et elle espérait que cela l’aiderait un peu. Le chromatique s’était levé et s’approcha de son homologue, prêt à partir. Avec les soins il devrait être capable de se tenir debout et cela leur permettrait de se rendre à pied au centre Pokémon le plus proche, sachant que ce n’était pas assez pour remettre en forme les deux titans. À moins que Joachim veuille remettre Bruno dans sa Pokéball pour se rendre, mais Bahia espérait que non. La voix de Cogneur résonna et elle sortit de ses pensées.

-‘ Tu veux de l’aide pour te lever ? Faudrait aller faire un tour au centre Pokémon maintenant, crois-moi ça va nous faire du bien à tous les deux. ‘

Il eut un moment de silence. Le chromatique s’était penché et souriait à Bruno. C’était comme s’il ne s’était rien passé entre eux. Cogneur ne voyait pas pourquoi il en voudrait à son homologue de l’avoir attaqué. Les combats se résumaient à des jeux pour lui. Il était un peu niais et espérait que Bruno ne le boude pas parce qu’il avait perdu. Il reprit la parole alors que Bahia s’approchait de Joachim pour continuer de discuter.

-‘ Je retire ce que j’ai dis mon gars. Tu tapes fort et j’ai bien cru que tu allais me botter le cul. On se fait une revanche un jour ? ‘

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